Vous consultez actuellement le site Web destiné aux clients institutionnels du Canada. Vous pouvez modifier votre lieu de résidence ici ou visiter d’autres sites Web de RBC GMA.

Bienvenue sur le site RBC Gestion mondiale d’actifs pour investisseurs institutionnels
English

Pour accéder au site, veuillez accepter nos conditions générales.

Veuillez lire les conditions générales suivantes attentivement. En accédant au site rbcgam.com et aux pages qu’il contient (le « site »), vous acceptez d'être lié par ces conditions ainsi que par toute modification que pourrait apporter RBC Gestion mondiale d'actifs Inc. (« RBC GMA Inc. ») à sa discrétion. Si vous n'acceptez pas les conditions générales figurant ci-dessous, n’accédez pas à ce site Web ni aux pages qu’il contient. Phillips, Hager & North gestion de placements est une division de RBC GMA Inc.

Aucune offre

Les produits et services de RBC GMA Inc. ne sont offerts que dans les territoires où ils peuvent être légalement mis en vente. Le contenu de ce site Web ne constitue ni une offre de vente ni une sollicitation d'achat de produits ou de services à qui que ce soit dans tout territoire où une telle offre où sollicitation est considérée comme illégale.

Aucun renseignement figurant sur ce site Web ne doit être interprété comme un conseil en matière de placement ni comme une recommandation ou une déclaration à propos de la pertinence ou du caractère approprié de tout produit ou service. L'ampleur du risque associé à un placement particulier dépend largement de la situation personnelle de l'investisseur.

Aucune utilisation

Le matériel figurant sur ce site a été fourni par RBC GMA Inc. à titre d'information uniquement ; il ne peut être reproduit, distribué ou publié sans le consentement écrit de RBC GMA Inc. Ce matériel ne sert qu'à fournir de l'information générale et ne constitue ni ne prétend être une description complète des solutions d'investissement et des stratégies offertes par RBC GMA Inc., y compris les fonds RBC, les portefeuilles privés RBC, les fonds PH&N, les fonds de catégorie de société RBC ainsi que les FNB RBC (les « fonds »). En cas de divergence entre ce document et les notices d'offre respectives, les dispositions des notices d'offre prévaudront.

RBC GMA Inc. prend des mesures raisonnables pour fournir des renseignements exacts, fiables et à jour, et les croit ainsi au moment de les publier. Les renseignements obtenus auprès de tiers sont jugés uniquement ; toutefois, aucune déclaration ni garantie, expresse ou implicite, n'est faite par RBC GMA Inc., ses sociétés affiliées ou toute autre personne quant à leur exactitude, leur intégralité ou leur bien-fondé. RBC GMA Inc. n'assume aucune responsabilité pour de telles erreurs ou des omissions. Les points de vue et les opinions exprimés sur le présent site Web sont ceux de RBC GMA Inc. et peuvent changer sans préavis.

À propos de nos fonds

Les fonds de RBC GMA Inc. sont distribués par l'entremise de courtiers autorisés. Les investissements dans les fonds peuvent comporter le paiement de commissions, de commissions de suivi, de frais et de dépenses de gestion. Veuillez lire la notice d'offre propre à chaque fonds avant d'investir. Les données sur le rendement fournies sont des rendements historiques et ne reflètent en aucun cas les valeurs futures des fonds ou des rendements sur les placements des fonds. Par ailleurs, les données sur le rendement fournies tiennent compte seulement du réinvestissement des distributions et ne tiennent pas compte des frais d'achat, de rachat, de distribution ou des frais optionnels ni des impôts à payer par tout porteur de parts qui auraient pour effet de réduire le rendement. Les valeurs unitaires des fonds autres que ceux de marché monétaire varient fréquemment. Il n'y a aucune garantie que les fonds de marché monétaire seront en mesure de maintenir leur valeur liquidative par part à un niveau constant ou que vous récupérerez le montant intégral de votre placement dans le fonds. Les titres de fonds communs de placement ne sont pas garantis par la Société d'assurance-dépôts du Canada ni par aucun autre organisme gouvernemental d'assurance-dépôts. Les rendements antérieurs peuvent ne pas se répéter. Les parts de FNB sont achetées et vendues au prix du marché en bourse et les commissions de courtage réduiront les rendements. Les FNB RBC ne cherchent pas à produire un rendement d'un montant prédéterminé à la date d'échéance. Les rendements de l'indice ne représentent pas les rendements des FNB RBC.

À propos de RBC Gestion mondiale d'actifs

RBC Gestion mondiale d’actifs est la division de gestion d’actifs de Banque Royale du Canada (RBC) qui regroupe les sociétés affiliées suivantes situées partout dans le monde, toutes étant des filiales indirectes de RBC : RBC GMA Inc. (y compris Phillips, Hager & North gestion de placements et PH&N Institutionnel), RBC Global Asset Management (U.S.) Inc., RBC Global Asset Management (UK) Limited, RBC Investment Management (Asia) Limited, BlueBay Asset Management LLP, and BlueBay Asset Management USA LLC.

Déclarations prospectives

Ce document peut contenir des déclarations prospectives à l'égard des facteurs économiques en général qui ne garantissent pas le rendement futur. Les déclarations prospectives comportent des incertitudes et des risques inhérents, et donc les prédictions, prévisions, projections et autres déclarations prospectives pourraient ne pas se réaliser. Nous vous recommandons de ne pas vous fier indûment à ces déclarations, puisqu'un certain nombre de facteurs importants pourraient faire en sorte que les événements ou les résultats réels diffèrent considérablement de ceux qui sont mentionnés, explicitement ou implicitement, dans une déclaration prospective. Toutes les opinions contenues dans les déclarations prospectives peuvent être modifiées sans préavis et sont fournies de bonne foi, mais sans responsabilité légale.

Accepter Déclin
{{ formattedDuration }} pour écouter Par  PH&N Institutionnel, J.Ducharme, CFA, D.Jelic 24 juillet 2026

Dans cet épisode, Julie Ducharme, gestionnaire de portefeuille institutionnel, s’entretient avec Dijana Jelic, première gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe Actions, Marchés émergents, RBC Global Asset Management (UK) Limited. Ensemble, elles examinent le phénomène de l’extrême concentration des indices sur les marchés émergents, actuellement attribuable à l’IA, et ses répercussions sur la constitution des portefeuilles.

  Voici quelques sujets abordés dans cet épisode :

  • Comment TSMC, Samsung Electronics et SK Hynix ont entraîné une concentration sans précédent sur un seul titre et un seul thème

  • L’expansion des occasions en IA au-delà des « trois principales sociétés », notamment dans les domaines de la conception de semi-conducteurs, des infrastructures d’alimentation électrique, des technologies de refroidissement et de l’automatisation industrielle

  • Des points d’entrée attrayants dans des régions et des secteurs négligés pendant l’essor de l’IA

  • Des arguments à long terme en faveur d’un rendement supérieur sur les marchés émergents, soutenu par un renforcement des données fondamentales et une indépendance croissante par rapport aux marchés développés

Temps d'écoute : {{ formattedDuration }}

Transcription

Bonjour et bienvenue à ce nouveau balado Le pouls du secteur institutionnel, dans lequel nous abordons des sujets intéressants et pertinents pour les investisseurs institutionnels. Je m’appelle Julie Ducharme et je suis gestionnaire de portefeuille institutionnel au sein de l’équipe PH&N Institutionnel. Je suis ravie d’animer à nouveau l’épisode d’aujourd’hui. Aujourd’hui, nous nous penchons sur un phénomène qui semblera étrangement familier aux investisseurs institutionnels canadiens et à tous les investisseurs canadiens, à savoir la concentration extrême des indices qui est attribuable à une seule technologie transformative.

Bon nombre d’entre nous, les plus anciens, se souviennent de l’époque où Nortel Networks représentait plus de 35 % de l’indice TSX ici au Canada, en l’an 2000. Cette entreprise dominait notre marché canadien pendant l’essor des télécommunications et d’Internet. Tout allait bien tant le marché était en hausse, mais malheureusement, Nortel a créé un risque de concentration que nous n’avions jamais connu auparavant.

Nous savons malheureusement tous comment cette histoire s’est terminée. Lorsque la bulle technologique a éclaté, les répercussions ont été désastreuses. La concentration est devenue si forte que les fournisseurs d’indices ont dû réagir. Le 20 mai 2002, le S&P a lancé l’indice composite S&P TSX tel que nous le connaissons aujourd’hui, qui limite la pondération de chaque titre à un maximum de 10 %.

Cela correspond finalement à ce que nous, à titre d’investisseurs, devons également respecter. Cette version plafonnée a été créée précisément pour s’attaquer au risque de concentration qui était devenu problématique pour les investisseurs canadiens, pour tenter de préserver cette diversification dont tout le monde a tant besoin. La création de cet indice a donc été une réponse directe aux leçons que nous avons tirées de Nortel.

Aujourd’hui, c’est l’indice par défaut pour la plupart des investisseurs institutionnels canadiens. Et curieusement, nous n’en avons pas eu besoin depuis. Toutefois, nous assistons à une situation étonnamment similaire sur certains marchés mondiaux aujourd’hui. Cette fois-ci, cependant, cela se produit pour les indices des marchés émergents. Cette semaine, la société Taiwan Semiconductor Manufacturing Company, ou TSMC, représente environ 15 % de l’indice MSCI Marchés émergents.

Et deux pays, Taïwan et la Corée du Sud, représentent à eux seuls près de la moitié de cet indice de référence. Les similitudes avec notre expérience avec Nortel sont incontestables. Du moins, c’est mon avis. Cela soulève des questions importantes sur le risque de concentration, tant sur la dynamique du marché que nous observons que sur la gestion de portefeuille dans ce monde dominé par l’IA. C’est vraiment une première pour les investisseurs des marchés émergents, car nous assistons à une concentration extrême sur une seule action et un seul thème.

Nous avons vécu ce genre de situation au Canada, mais croyez-le ou non, cela remonte à plus de deux décennies. Je me demande donc si des leçons tirées de notre expérience avec Nortel pourraient nous aider à composer avec cette concentration induite par l’IA dans les marchés émergents. Nous aurons peut-être besoin d’un nouvel indice. Nous verrons. Pour approfondir cette question, nous avons fait appel à une experte. J’ai le plaisir de vous présenter notre invitée du jour, Dijana Jelic, première gestionnaire de portefeuille institutionnel au sein de l’équipe Actions, Marchés émergents RBC.

Elle est établie à Londres, au Royaume-Uni. Dijana, bienvenue à ce balado.

Super. Merci de m’accueillir, Julie. Je suis ravie d’être ici.

Super. Dijana, même si vous n’êtes pas basée au Canada, j’imagine que le parallèle avec Nortel ne vous échappe pas. Vous n’avez peut-être pas vécu directement cette situation, mais vous pouvez certainement identifier de nombreuses similitudes. D’ailleurs, ce que j’aime dans le récent article de votre équipe, dont nous mettrons le lien dans la description du balado d’aujourd’hui, c’est que vous soulignez le changement radical des indices des marchés émergents, n’est-ce pas ? Taïwan et la Corée du Sud dominent comme jamais auparavant. Alors, pour notre public canadien, ou peut-être pour ceux qui ne connaissent pas bien le sujet, pourriez-vous nous parler de cette transformation et nous aider à comprendre la situation actuelle dans les marchés émergents ?

Oui, bien sûr, Julie. Vous avez mentionné quelques statistiques frappantes, mais juste pour donner un peu plus de contexte, Taïwan et la Corée représentent aujourd’hui environ 50 % de l’indice de référence. Prenons l’exemple de Taïwan : selon les jours, car le marché est très volatil en ce moment, la pondération de Taïwan est d’environ 28 %.

La Corée se situe entre 22 et 25 %. Et puis il y a des marchés comme la Chine qui, il y a à peine 5 ou 6 ans, représentaient en réalité plus de 40 % de l’indice de référence. Sa pondération a maintenant diminué de moitié pour s’établir à 20 %, et celle de l’Inde n’est plus que de 10 % à 11 %, contre environ 20 % en 2024, donc il n’y a pas si longtemps. En l’espace de quelques années, l’indice MSCI Marchés émergents a connu des changements spectaculaires au niveau de la répartition par pays, ce qui est tout à fait inédit.

D’accord. Quels sont donc les facteurs sous-jacents à l’origine de cette évolution ? Nous savons que Taïwan et la Corée du Sud profitent énormément du développement des infrastructures d’IA dans le monde, voire en sont les principaux moteurs. Pourriez-vous présenter à nos auditeurs les principaux points de ces changements majeurs et expliquer pourquoi ils proviennent précisément de ces pays ?

Oui, avec plaisir. Tout repose sur l’IA. Je pense donc que ce qui s’est réellement passé, c’est que les investisseurs du monde entier ont pris conscience du fait que Taïwan et la Corée du Sud sont devenus des maillons essentiels de la chaîne de valeur de l’IA. Certaines sociétés d’importance cruciale à l’échelle mondiale, comme TSMC, Samsung Electronics et SK Hynix, sont devenues des chefs de file dans le secteur des semi-conducteurs. Leur technologie dans le segment haut de gamme est vraiment inégalée, à savoir la mémoire, en particulier Hynix, puis TSMC du côté de la fonderie. Les revenus, les marges et la valeur de marché de ces sociétés ont considérablement augmenté au cours des cinq dernières années. Ainsi, alors que toutes les dépenses en immobilisations dans l’IA provenaient jusqu’à présent des États-Unis, avec les fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle, je pense que les investisseurs prennent de plus en plus conscience que les bénéficiaires de ces dépenses se trouvent en grande partie dans les marchés émergents. Il s’agit donc principalement des entreprises que j’ai mentionnées, mais il existe en réalité une immense chaîne de valeur qui inclut également de nombreuses autres entreprises. Du point de vue de l’indice, nous avons déjà constaté que les actions de TSMC, de Samsung et d’Hynix, en particulier, et toutes les actions liées à l’IA se portent extrêmement bien. Mais cela a aussi conduit à une concentration sans précédent de l’indice.

La pondération de TSMC dans l’indice dépasse actuellement les 15 %. Celle de Samsung varie entre 7 % et 10 % selon les jours. Et Hynix représente désormais près de 7 %. À titre de comparaison, leur pondération était de moins de 1 % il y a seulement cinq ans. Encore une fois, nous avons assisté à des changements radicaux au niveau des titres. Si l’on prend les cinq principales composantes de l’indice, leur pondération totale s’élève désormais à environ 35 %, ce qui, là encore, est un niveau inédit.

Avons-nous déjà observé ce type de concentration par le passé ? Pourriez-vous peut-être nous expliquer en quoi cela influe sur l’élaboration de votre portefeuille, car en tant que détenteurs de fonds, nous sommes limités à un plafond de 10 %. Qu’est-ce que cela signifie quand vous essayez de diversifier vos placements et de constituer un portefeuille un peu plus résistant aux aléas du marché ?

Pour replacer cela dans son contexte historique, la pondération des cinq principales composantes il y a à peine 20 ans était d’environ 13 % ou 14 %. Ce chiffre de 35 % est donc extrême et vraiment inédit dans l’indice de référence. Si l’on examine l’historique de l’indice MSCI Marchés émergents, cela signifie que le rendement est devenu extrêmement restreint.

Si l’on observe les 12 derniers mois, moins de 25 % des actions ont surpassé l’indice de référence. Et si l’on examine le rendement par pays et par secteur, seul le secteur de la technologie de l’information a produit un rendement supérieur dans les marchés émergents. À la fin de juin, l’indice avait gagné environ 24 % et en dollars américains, la technologie de l’information a grimpé de 92 %.

D’autres secteurs, comme la consommation discrétionnaire, ont reculé de 20 %, les services de communications de 18 % et la consommation de base de 6 %. Il y a donc une énorme différence de rendement au niveau sectoriel. De même, sur le plan géographique, la Corée et Taïwan sont les deux seuls marchés à avoir surpassé l’indice de référence au cours des 12 derniers mois. Des pays comme l’Inde, la Chine, l’Indonésie et l’Afrique du Sud ont tous affiché un rendement négatif. Le rendement a donc été très restreint jusqu’à la fin de juin.

C’est un revirement considérable pour l’Inde, qui a longtemps été le chouchou des marchés à l’approche de cette vague d’optimisme autour de l’IA. Quels sont les bouleversements que nous observons ? S’agit-il d’une renaissance des marchés émergents après l’annonce des droits de douane, où le monde entier s’est rendu compte que les marchés émergents avaient très peu d’échanges commerciaux avec les marchés intérieurs.

Si l’on veut participer à cette croissance mondiale, il faut donc vraiment commencer à investir directement dans les marchés émergents. On assiste donc à une énorme hausse de la demande. Et maintenant, le contexte est vraiment favorable pour les marchés émergents. Nous l’avons d’ailleurs vu l’année dernière, lorsque le rendement des marchés émergents a tout simplement écrasé celui des marchés développés. Cela attire les investisseurs passifs, n’est-ce pas ? Et cela ne fera qu’amplifier ces tendances. Lorsqu’il y a une concentration dans une seule action, davantage d’investisseurs achètent l’indice, ce qui contribue encore à la hausse. Alors, pouvez-vous nous parler de la spirale sans fin qui touche désormais les marchés émergents ? Est-ce nouveau ? Est-ce qu’il exacerbe le problème ? Je tiens à préciser que ce phénomène n’est en réalité pas nouveau. On l’observe actuellement sur le marché boursier américain, mais cela semble certainement beaucoup plus inédit pour les marchés émergents.

Oui. Vous avez raison. Je pense que depuis la COVID-19, nous avons assisté à un essor des investisseurs individuels dans le monde, un phénomène qui a également été accéléré par la technologie – les téléphones intelligents, les applications de négociation. Tout le monde semble être un investisseur de nos jours. C’est sans aucun doute un défi, car les gestionnaires de fonds actifs, axés sur les données fondamentales, essaient de composer avec ces marchés plus spéculatifs et volatils, en particulier ces deux derniers mois, qui ont été fortement influencés par la spéculation liée à l’IA. Cela a vraiment été compliqué.

Je dirais que c’est l’une des principales raisons de cette forte concentration de l’indice. Parce qu’en fin de compte, comme vous l’avez dit, c’est une spirale sans fin. Concrètement, lorsque les actions produisent un rendement supérieur, leur pondération dans l’indice de référence augmente. Cela attire alors des flux passifs supplémentaires, ce qui accroît encore davantage la pondération de ces composantes. C’est donc sans aucun doute un facteur qui exacerbe les limites de concentration actuelles.

De plus, je dirais que certains marchés, comme la Corée du Sud en particulier, où l’on a observé une euphorie extrême chez les investisseurs individuels, présentent un risque à court terme. Même l’autorité réglementaire coréenne a exprimé du jour au lendemain sa vive inquiétude quant à cette spéculation des investisseurs individuels, en particulier dans le contexte des FNB d’actions individuelles qui reposent essentiellement sur l’effet de levier.

Il semble donc que des réglementations seront mises en place pour freiner cette spéculation et tout cet argent des investisseurs individuels investi dans un très petit nombre d’actions liées à l’IA. C’est donc un sujet que nous suivons de très près et que nous essayons de gérer au mieux, tout en essayant également de faire abstraction du bruit ambiant pour nous concentrer sur les fondamentaux à long terme, ce qui est véritablement notre point fort.

Oui, car l’effet de levier est quelque chose que l’on recherche quand tout va bien. Cependant, compte tenu de la volatilité de certains de ces titres, si la tendance s’inverse, les investisseurs pourraient se retrouver très largement à la traîne.

Oui, absolument. En réalité, ces dernières semaines, comme je l’ai mentionné, nous avons commencé à observer d’importantes fluctuations et une correction considérable en Corée. Donc, lorsque cela se résorbera, cela pourrait être assez préjudiciable.

Oui, car l’investisseur individuel ne se rend peut-être pas compte de ce dans quoi il s’engage. D’ailleurs, je pense que c’est le moment idéal pour changer de sujet, car je ne veux pas être trop pessimiste à propos de la concentration dans une action. Il y a une raison pour laquelle ces entreprises sont devenues si importantes. Ce que j’apprécie dans votre article, c’est que vous trouvez un équilibre : certes, il y a ce problème de concentration, mais il y a aussi un potentiel de croissance significative des bénéfices et, franchement, un véritable leadership technologique de la part de ces entreprises. Je suis sûre que cela fait l’objet d’un vif débat au sein de votre équipe, n’est-ce pas ? J’aimerais donc savoir comment vous parvenez à trouver un équilibre entre les arguments en faveur de ces occasions de placement fondamentalement solides dans ces excellentes entreprises

et la gestion du risque de concentration dans vos portefeuilles. S’agit-il d’un débat constructif ? Est-ce que cela suscite des discussions animées ? Parce que j’imagine qu’il est facile de se laisser gagner par l’euphorie et de s’emballer.

Vous avez raison. Chaque jour, nous avons des discussions animées et passionnantes sur ce sujet. Et oui, je dirais que dans une perspective à court terme, nous ressentons bien les fluctuations extrêmes des marchés, les interrogations liées à la concentration autour des énormes dépenses en immobilisations que nous observons, la monétisation de l’IA et le fait qu’une grande partie de ces dépenses en immobilisations soit financée par des emprunts – ce sont là certains des aspects qui, selon nous, requièrent une certaine prudence.

Je crois que le problème, c’est que lorsque ces situations extrêmes se sont produites, elles ont rarement persisté. Cependant, il est vraiment très difficile de prédire la trajectoire de cet ajustement. Cette fois-ci, la différence par rapport à d’autres bulles potentielles est que, comme vous l’avez dit, les données fondamentales sont très solides.

Nous continuons donc d’observer une très forte croissance des bénéfices de ces entreprises. Elles font preuve d’un véritable leadership technologique. Nous détenons un grand nombre de ces titres depuis de très nombreuses années, et nous restons très convaincus de leur potentiel. Nous pensons que l’IA est un thème très porteur qui persistera pendant plusieurs décennies.

Il y aura sans aucun doute de grands gagnants, mais aussi des perdants. En ce qui concerne notre vision de l’IA actuellement, nous essayons de ne pas aller trop loin dans un sens ou dans l’autre et de nous concentrer sur notre sélection de titres. Vous constaterez d’ailleurs que la grande majorité de notre rendement et de notre production d’alpha provient de la sélection des titres.

C’est encore le cas dans ce contexte extrême. C’est là notre véritable objectif. Compte tenu de la situation actuelle, nous essayons vraiment de nous concentrer sur les valorisations et d’éviter les valorisations extrêmes. Au final, nous effectuons une gestion très active. Nous réduisons donc nos positions en cas de fluctuations extrêmes. Nous réinvestissons une partie de ce produit dans d’autres sociétés d’IA qui sont potentiellement moins connues ou dont la valorisation est plus intéressante, mais aussi, à la marge, nous réinvestissons dans certains secteurs non liés à l’IA qui ont été vraiment laissés pour compte dans ce contexte de marché. À plus long terme, je pense que l’un des thèmes clés de notre portefeuille est la transformation technologique. L’intelligence artificielle reste donc un élément clé dans ce domaine. Nous sommes donc optimistes à long terme. À court terme, cependant, notre priorité est vraiment d’essayer de composer avec ce contexte de marché extrême qui, selon nous, ne devrait pas perdurer.

Vous avez évoqué d’autres sociétés d’IA, puis des secteurs non liés à l’IA. J’y reviendrai plus tard, mais je veux d’abord savoir si vous pensez que cette concentration persistera ? Ou, comme c’est souvent le cas, finira-t-elle par s’atténuer, et dans combien de temps ? Je serais curieuse de le savoir. Quel est votre avis ? Pensez-vous à des situations passées dont vous avez tiré des leçons ?

Oui, l’anticipation de marché est toujours très complexe. C’est donc quelque chose que notre équipe essaie d’éviter. C’est pratiquement impossible à faire, et on peut vraiment être pénalisé si on se trompe. Comme je l’ai mentionné, nous nous concentrons donc vraiment sur la sélection des titres et nous essayons d’être neutres par rapport à ces extrêmes – dans ce cas précis, en ce qui concerne notre exposition à l’IA.

Je crois que le contexte actuel nous rappelle ce que nous avons connu avec la COVID-19 il y a cinq ou six ans. C’est la dernière fois que nous avons connu une bulle de croissance similaire. À cette époque, ce sont principalement les entreprises technologiques chinoises qui se portaient très bien. C’est à ce moment-là que la part de la Chine a atteint son pic, à 43 % de l’indice de référence.

Je pense que la situation était un peu différente. Un grand nombre de ces sociétés technologiques n’étaient en réalité pas rentables, les données fondamentales n’étaient donc pas au rendez-vous. Mais là encore, quand nous avons examiné la composition du marché, nous avons aussi pris en compte certains aspects liés à la concentration. Nous avions le sentiment que les marchés avaient trop anticipé. À ce moment-là, nous avons refusé de suivre le marché.

Même si notre portefeuille présentait une bonne exposition à la Chine, celle-ci était nettement inférieure. Nous n’avons pas visé cette pondération de 43 % que la Chine avait atteint dans l’indice de référence. Évidemment, pendant que cette bulle se formait, nous ne profitions pas des hausses. Cependant, lorsque cette bulle a éclaté en 2022, notre stratégie a vraiment porté ses fruits : nous avons généré beaucoup d’alpha, ce qui nous a permis de nous protéger efficacement dans ce contexte de marché baissier. C’est donc ainsi que nous avons essayé de composer avec les extrêmes.

J’aimerais maintenant revenir aux autres sociétés d’IA que vous avez mentionnées. Éloignons-nous un peu de ce trio de tête que nous évoquons sans cesse. Votre article parle d’élargir l’éventail des occasions. Vous évoquez des occasions intéressantes, que ce soit dans la conception de semi-conducteurs ou le développement des ASIC, à savoir des circuits intégrés spécifiques à une application. Vous mentionnez aussi les infrastructures électriques, les technologies de refroidissement, ce qui est extrêmement intéressant, les équipements de test, la mise en réseau et, plus généralement, l’automatisation industrielle. S’agit-il d’entreprises et de bénéficiaires de deuxième et troisième rang ? Est-ce que ce sont des occasions de placement intéressantes à envisager ?

Oui, absolument. Je pense que Guido, notre spécialiste en technologie pour Taïwan au sein de l’équipe…

Nous l’avons reçu il y a quelque temps pour un balado.

Oui, il a un excellent graphique qui illustre vraiment cela. Si l’on regarde les cinq titres qui représentent 35 % de l’indice de référence, mais que l’on examine ensuite le nombre d’actions des marchés émergents exposées aux domaines de l’IA que vous avez mentionnés, on parle plutôt de 100 à 150 sociétés, principalement taïwanaises et coréennes. Il y a toutefois de nombreuses sociétés intéressantes dans la chaîne de valeur de l’IA qui sont situées dans les marchés émergents.

Ces cinq dernières années, dans notre portefeuille et dans le cadre de notre approche thématique, nous avons mis l’accent sur les sociétés de facilitation de l’IA, c’est-à-dire les entreprises qui profitent de la hausse des dépenses en immobilisations et du développement des infrastructures. Nous continuons de penser que ces sociétés sont bien placées et que cette dynamique va se poursuivre.

Mais en fin de compte, lorsque l’on réfléchit à l’avenir et à la prochaine vague de bénéficiaires, nous pensons aussi que les entreprises qui seront capables de déployer et de monétiser les applications d’IA seront les prochaines gagnantes. Nous avons donc déjà une certaine exposition dans le portefeuille. Je pense toutefois qu’il sera essentiel d’être sélectif.

Certains secteurs vont se banaliser à mesure que la concurrence s’intensifiera, compte tenu des bénéfices très élevés et de la forte croissance. L’émergence de la concurrence est une évolution naturelle. Il faut donc vraiment se concentrer sur les entreprises qui disposent d’un véritable leadership technologique et de solides avantages concurrentiels, et se montrer très sélectif en matière d’applications d’IA, en privilégiant celles qui sont susceptibles de réussir à les monétiser.

Donc oui, il sera essentiel pour nous d’être sélectifs dans ce domaine. Il y a toutefois beaucoup d’occasions intéressantes. Nous espérons que ces occasions se refléteront dans l’indice, car, bien sûr, il est actuellement très concentré sur un très petit nombre d’actions.

Oui, mais il est bon de savoir qu’il y a des occasions de placement intéressantes pour nous, en tant que propriétaires de portefeuille. Je voudrais revenir aux secteurs non liés à l’IA que vous avez brièvement évoqués, peut-être par souci d’exhaustivité, pour inciter nos auditeurs à réfléchir à la diversification et pour rendre justice aux milliers d’autres entreprises présentes dans l’indice des marchés émergents.

Pouvez-vous nous donner votre avis sur d’autres actions de qualité, d’autres secteurs nationaux ? Comme nous l’avons mentionné, la situation a été difficile pour la consommation et la finance. Les investisseurs s’y sont désintéressés. Certains d’entre eux semblent très bon marché en ce moment. Quelle est l’opinion de l’équipe à ce sujet ? Est-ce le bon moment pour les envisager, et comment s’intègrent-ils dans un portefeuille ?

C’est une excellente remarque. À l’heure actuelle, même si les marchés émergents ont produit de solides rendements et que certains secteurs du marché se sont très bien comportés, il y a encore beaucoup d’occasions à saisir. Selon nous, il est encore possible de produire beaucoup d’alpha dans de nombreux secteurs qui ont été complètement délaissés. Je dirais sans hésiter les secteurs nationaux, que nous privilégions généralement en raison de notre approche thématique descendante.

Des secteurs comme la consommation et la finance. Les valorisations de ces secteurs aujourd’hui par rapport à ceux de la technologie n’ont jamais été aussi bon marché. La consommation de base a toujours été négociée à prime, et cette prime est maintenant complètement effacée. Le secteur de la finance se négocie avec la plus forte décote jamais observée par rapport au secteur de la technologie. Si l’on examine les données fondamentales de ces secteurs, leurs rendements sont encore très solides.

Leur valorisation est désormais très intéressante. De même, à l’échelle des pays, il existe encore de nombreuses occasions intéressantes en dehors de l’IA et des marchés émergents qui ont été complètement ignorées. L’Amérique latine, et même l’Inde, qui a toujours été très chère sur une base relative, sont maintenant plus intéressantes du point de vue des valorisations.

En Chine, nous sommes convaincus qu’il existe de nombreuses entreprises très solides, malgré les défis auxquels le pays est confronté. Ils sont d’ailleurs en train de créer leur propre écosystème d’IA, avec des résultats plutôt encourageants. Il y a donc beaucoup d’occasions intéressantes et les valorisations dans ces secteurs non liés à l’IA semblent actuellement très attrayantes.

Je pense donc que le principal défi est que nous ne savons pas combien de temps cet engouement pour l’IA va durer. Ce qui est sûr, c’est que nous avons commencé à réinvestir une partie du produit dans ces secteurs non liés à l’IA, où les données fondamentales restent très solides.

Super. Je vais peut-être vous poser une dernière question. Si nous prenions un peu de recul pour analyser la situation dans son ensemble, en adoptant une perspective à plus long terme, peut-être à moyen terme. Je sais que votre équipe, tout comme moi d’ailleurs, estime que les marchés émergents vont continuer de surpasser les marchés développés. Pendant 12 ans, ils étaient toujours à la traîne.

Il est temps pour eux de briller. Avez-vous des éléments à partager pour étayer cette affirmation et peut-être inciter nos auditeurs à s’intéresser à ces marchés, à en savoir plus à ce sujet, ou simplement à comprendre pourquoi il ne faut pas être si réticent à l’idée d’envisager les marchés émergents ?

Oui, alors, nous avons peut-être annoncé un peu trop tôt l’arrivée d’un cycle positif sur les marchés émergents. Comme vous l’avez mentionné, ils ont traversé des années très difficiles. Plus d’une décennie de rendement inférieur aux marchés développés, en particulier aux États-Unis. Tout tournait vraiment autour des États-Unis.

Mais depuis décembre 2024, la tendance a commencé à s’inverser. J’ai justement vérifié aujourd’hui : les marchés émergents ont progressé de plus de 63 % depuis décembre 2024. C’est pratiquement le double du marché américain, et près du double des marchés développés. Nous avons donc observé un rendement vraiment supérieur au cours des deux dernières années, et nous pensons que cela peut se poursuivre.

À long terme, nous avons constaté que le rendement relatif des actions des marchés émergents et des marchés développés évolue selon de longs cycles. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ces cycles. Je dirais que la croissance des bénéfices est probablement le plus important. Vous avez mentionné cette période de rendement inférieur de 12 ans. Lorsque les marchés émergents affichaient un rendement inférieur, les bénéfices n’augmentaient pas. Or, à cette époque notamment, les États-Unis enregistraient des bénéfices très solides. Depuis décembre 2024, la tendance s’inverse : la croissance des bénéfices s’accélère désormais nettement sur les marchés émergents. Elle surpasse même les marchés développés, et cette tendance devrait se poursuivre au cours des deux prochaines années.

Ce qui est aussi vraiment intéressant, c’est qu’une grande partie de cette dynamique provient clairement de la Corée du Sud, de Taïwan et de l’IA. Mais ce phénomène commence aussi à se généraliser. Si l’on examine les révisions à la hausse dans le reste des marchés émergents, en dehors de Taïwan et de la Corée, on constate qu’elles commencent elles aussi à s’accélérer.

Cela nous donne une certaine confiance. C’est d’ailleurs quelque chose que nous allons surveiller de très près, car nous avons vraiment besoin que ces bénéfices se concrétisent pour que les marchés émergents entament une nouvelle phase de rendement supérieur. Je pense que si nous adoptons aussi une vision à plus long terme, on constate aussi que les marchés émergents se sont véritablement transformés au cours de la dernière décennie.

Les données fondamentales se sont vraiment consolidées. Je pense que les gouvernements ont vraiment tiré des leçons du passé. Ils sont devenus beaucoup plus conservateurs et modérés en matière de dépenses budgétaires et de niveaux d’endettement. Toutes ces données fondamentales se sont améliorées, en particulier par rapport aux États-Unis, et ces pays deviennent beaucoup plus indépendants.

Ce que nous observons donc aujourd’hui, notamment dans ce contexte géopolitique, c’est que les marchés émergents coopèrent et commercent de plus en plus entre eux, tout en réduisant leur dépendance vis-à-vis des pays développés. Si l’on adopte une perspective à dix ans, et si l’on jette un regard rétrospectif en partant du principe que nous avions raison de penser que les marchés émergents pourraient produire un rendement supérieur au cours de la prochaine décennie, nous pensons que le thème principal sera celui de l’indépendance croissante des marchés émergents, qui apprendront à voler de leurs propres ailes.

C’est une excellente façon de conclure. L’essor de l’IA a véritablement mis en lumière les marchés émergents et leur importance dans l’écosystème mondial. Cela révèle aussi qu’il y a des entreprises très solides sur le plan fondamental dans les marchés émergents. Nous avons évoqué le fait qu’il existe probablement actuellement d’excellents points d’entrée en termes de valorisation sur les différents marchés si l’on est prêt à adopter une approche un peu à contre-courant – c’est d’ailleurs pour cela que l’on fait appel à un professionnel pour s’en charger à notre place. Les marchés émergents n’ont plus vraiment besoin des marchés développés pour prospérer. Donc, si vous voulez participer à cette croissance à long terme en tant qu’investisseur, comme vous l’avez dit, il est peut-être temps de miser pleinement sur les marchés émergents, et non plus de les considérer simplement comme une petite composante de votre répartition de l’indice ACWI IMI.

J’espère que cela donnera matière à réflexion aux investisseurs. J’ai beaucoup apprécié tout ce que vous avez pu partager avec nous aujourd’hui. J’en ai moi-même retenu quelques points intéressants. Merci infiniment d’avoir été des nôtres, Dijana. Et un grand merci à nos chers auditeurs. Si vous avez aimé cet épisode, n’hésitez pas à vous abonner pour ne pas manquer les prochains épisodes. Nous aborderons des sujets passionnants durant les mois à venir, et nous espérons que vous vous joindrez de nouveau à nous la prochaine fois.

Ce contenu est fourni à titre indicatif seulement et ne constitue pas des conseils financiers, fiscaux, juridiques ou comptables et ne doit pas être considéré comme tel. Ni une unité du secteur institutionnel ni aucune de ses sociétés affiliées n’acceptent de responsabilité en cas de perte ou de dommage découlant de l’utilisation de l’information contenue dans ce balado.

.embed-responsive-16by9:before { padding-top: 10%; } .video-js { max-height: 230px; } .bc-iframe, .bc-iframe body, .bc-player-GUrcnA8lD_default, .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-poster { background-color: #003168; height: 230px; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control .vjs-progress-holder { height: 5px; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control { margin: 0 auto; width: 532px; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-control-bar { height: 5em; margin-bottom: 10px; padding: 14px 16px; background: #0e3168; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-custom-control-spacer.vjs-spacer { display: none; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-control-bar .vjs-menu-popup-last-visible .vjs-menu { left: 0; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-menu-button-popup .vjs-menu .vjs-menu-content { left: 0; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-menu-button-popup .vjs-menu .vjs-menu-content { width: 40px; padding: 2px; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-playback-rate.vjs-menu-button.vjs-menu-button-popup.vjs-control.vjs-button.vjs-menu-popup-last-visible { width: 40px; height: 26px; align-self: center; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-title-bar { padding: 26px 26px 10px; background: #0e3168; font-family: "Roboto"; font-size: 24px; } .vjs-title-bar-title { font-weight: 400; } .vjs-title-bar-description { font-size: 16px; } .vjs-playing.vjs-user-inactive .vjs-title-bar { opacity: 1; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-time-control.vjs-current-time { position: absolute; top: -32px; left: 2px; padding: 0; margin-left: 24px; height: 34px; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-time-control.vjs-duration { position: absolute; top: -32px; right: 6px; padding: 0; margin-right: 14px; height: 34px; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-time-control.vjs-time-divider { display: none; } .vjs-remaining-time.vjs-time-control.vjs-control { display: none; } .vjs-menu-button-popup .vjs-menu .vjs-menu-content { bottom: 0; } .vjs-mouse.bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-control-bar { font-size: 14px; } .vjs-playback-rate.vjs-menu-button.vjs-menu-button-popup.vjs-control.vjs-button.vjs-menu-popup-last-visible .vjs-playback-rate-value { font-size: 16px; line-height: 1.5; border: 2px solid #fff; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-menu-button-popup .vjs-menu .vjs-menu-item.vjs-selected { color: #08088c; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-menu-button-popup .vjs-menu .vjs-menu-item { padding: 1px 0; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-menu-content { font-size: 10px; } .video-js .vjs-mute-control .vjs-icon-placeholder:before, .vjs-icon-volume-high:before { content: "\f028"; font-family: "Font Awesome Pro"; font-weight: 300; font-size: 20px; line-height: 2.25; } .video-js .vjs-mute-control.vjs-vol-0 .vjs-icon-placeholder:before, .vjs-icon-volume-mute:before { content: "\f6a9"; line-height: 2.25; } .video-js .vjs-mute-control.vjs-vol-1 .vjs-icon-placeholder:before, .vjs-icon-volume-low:before { content: "\f027"; line-height: 2.25; } .video-js .vjs-mute-control.vjs-vol-2 .vjs-icon-placeholder:before, .vjs-icon-volume-mid:before { content: "\f028"; line-height: 2.25; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .video-js .vjs-big-play-button .vjs-icon-placeholder:before, .video-js .vjs-play-control .vjs-icon-placeholder:before, .vjs-icon-play:before { content: "\f144"; font-family: 'Font Awesome Pro'; font-weight: 900; font-size: 42px; line-height: 1; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-big-play-button { color: #003168; } .video-js .vjs-play-control.vjs-playing .vjs-icon-placeholder:before, .vjs-icon-pause:before { content: "\f28b"; font-family: 'Font Awesome Pro'; font-weight: 900; } .vjs-skip-backward-10 .vjs-icon-placeholder { width: 34px; height: 34px; display: inline-block; background-image: url('/_assets/images/icons/backward-10.svg'); background-repeat: no-repeat; background-size: contain; background-position: bottom; } .vjs-skip-forward-10 .vjs-icon-placeholder { width: 32px; height: 34px; display: inline-block; background-image: url('/_assets/images/icons/forward-10.svg'); background-repeat: no-repeat; background-size: contain; background-position: bottom; } .vjs-skip-backward-10 .vjs-icon-placeholder::before { content: none !important; } .vjs-skip-forward-10 .vjs-icon-placeholder::before { content: none !important; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-playback-rate.vjs-menu-button.vjs-menu-button-popup.vjs-control.vjs-button.vjs-menu-popup-last-visible { margin-left: 10px; } @media(min-width: 1200px) { .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control { margin: 0 auto; width: 550px; } } @media(max-width: 1024px) { .vjs-playback-rate .vjs-menu { display: none !important; } } @media(min-width: 992px) and (max-width: 1199px) { .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control { margin: 0 auto; width: 450px; } } @media(max-width: 767px) { .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control { margin: 0 auto; width: 262px; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-title-bar { font-size: 16px; } .vjs-title-bar-title { font-weight: 500; } .vjs-title-bar-description { font-size: 12px; } } @media(max-width: 455px) { .video-js.vjs-layout-small .vjs-current-time, .video-js.vjs-layout-small .vjs-duration, .video-js.vjs-layout-small .vjs-playback-rate, .video-js.vjs-layout-small .vjs-volume-control, .video-js.vjs-layout-tiny .vjs-current-time, .video-js.vjs-layout-tiny .vjs-duration, .video-js.vjs-layout-tiny .vjs-playback-rate, .video-js.vjs-layout-tiny .vjs-remaining-time, .video-js.vjs-layout-tiny .vjs-time-divider, .video-js.vjs-layout-tiny .vjs-volume-control, .video-js.vjs-layout-x-small .vjs-current-time, .video-js.vjs-layout-x-small .vjs-duration, .video-js.vjs-layout-x-small .vjs-playback-rate, .video-js.vjs-layout-x-small .vjs-volume-control { display: flex; } .embed-responsive-16by9:before { padding-top: 12%; } } @media(min-width: 505px) and (max-width: 767px) { .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control { width: 346px; } } @media(min-width: 375px) and (max-width: 424px) { .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control { width: 192px; } } @media(min-width: 320px) and (max-width: 374px) { .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control { width: 160px; } .video-js.vjs-layout-tiny .vjs-progress-control, .video-js.vjs-layout-x-small .vjs-progress-control { display: flex; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-playback-rate.vjs-menu-button.vjs-menu-button-popup.vjs-control.vjs-button.vjs-menu-popup-last-visible { margin-left: 0; } } .video-js .vjs-control:focus, .video-js .vjs-control:focus:before, .video-js .vjs-control:hover:before { text-shadow: none !important; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-menu-button-popup .vjs-menu .vjs-menu-item:active, .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-menu-button-popup .vjs-menu .vjs-menu-item:focus, .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-menu-button-popup .vjs-menu .vjs-menu-item:hover { text-shadow: none !important; } .video-js .vjs-progress-control .vjs-mouse-display { background-color: #fff; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-play-progress::after { content: ''; position: absolute; right: 0; top: 50%; transform: translate(50%, -50%); width: 12px; height: 12px; border-radius: 50%; background-color: #fff; z-index: 10; } function adjustPlayerPadding() { const wrapper = document.querySelector('.embed-responsive-16by9'); const hasCustomTitle = document.getElementById('custom-audio-title')?.textContent?.trim(); const hasCustomSubtitle = document.getElementById('custom-audio-subtitle')?.textContent?.trim(); if (!wrapper || !hasCustomTitle ) return; const style = document.createElement('style'); style.type = 'text/css'; let rules = ` @media (max-width: 455px) { .embed-responsive-16by9::before { padding-top: 22% !important; } } @media (min-width: 456px) and (max-width: 765px) { .embed-responsive-16by9::before { padding-top: 16% !important; } } @media (min-width: 766px) { .embed-responsive-16by9::before { padding-top: 14% !important; } } `; if(hasCustomSubtitle) { rules = ` @media (max-width: 455px) { .embed-responsive-16by9::before { padding-top: 26% !important; } } @media (min-width: 456px) and (max-width: 765px) { .embed-responsive-16by9::before { padding-top: 20% !important; } } @media (min-width: 766px) { .embed-responsive-16by9::before { padding-top: 18% !important; } } `; } style.appendChild(document.createTextNode(rules)); document.head.appendChild(style); } function whenVideojsReady(callback) { if (typeof videojs !== 'undefined') { callback(); } else { setTimeout(() => whenVideojsReady(callback), 100); } } whenVideojsReady(() => { const player = videojs('vjs_video_3'); player.ready(() => { const rateButton = player.controlBar.getChild('PlaybackRateMenuButton'); const buttonEl = rateButton.el().querySelector('button'); const availableRates = player.playbackRates(); buttonEl.addEventListener('click', (e) => { e.preventDefault(); e.stopImmediatePropagation(); cycleRate(); }); buttonEl.addEventListener('touchend', (e) => { e.preventDefault(); e.stopImmediatePropagation(); cycleRate(); }); function cycleRate() { const currentRate = player.playbackRate(); const currentIndex = availableRates.indexOf(currentRate); const nextRate = availableRates[(currentIndex + 1) % availableRates.length]; player.playbackRate(nextRate); const labelEl = rateButton.el().querySelector('.vjs-playback-rate-value'); if (labelEl) labelEl.textContent = `${nextRate}x`; const menuItems = rateButton.el().querySelectorAll('.vjs-menu-item'); menuItems.forEach((item) => { const text = item.querySelector('.vjs-menu-item-text')?.textContent?.replace('x', ''); const value = parseFloat(text); const isSelected = value === nextRate; item.classList.toggle('vjs-selected', isSelected); item.setAttribute('aria-checked', isSelected); const ariaText = item.querySelector('.vjs-control-text'); if (ariaText) ariaText.textContent = isSelected ? ', selected' : ''; }); } const titleEl = document.querySelector('.vjs-title-bar-title'); const customTitle = document.getElementById('custom-audio-title')?.textContent?.trim(); if (titleEl) { if (customTitle) { titleEl.textContent = customTitle; const observer = new MutationObserver(() => { if (titleEl.textContent !== customTitle) { titleEl.textContent = customTitle; } }); observer.observe(titleEl, { childList: true, subtree: true, characterData: true }); adjustPlayerPadding(); } else { titleEl.style.display = 'none'; } } const customSubtitle = document.getElementById('custom-audio-subtitle')?.textContent?.trim(); const subtitleEl = document.querySelector('.vjs-title-bar-description'); if (subtitleEl && customSubtitle && window.innerWidth >= 375) { subtitleEl.textContent = customSubtitle; const observer = new MutationObserver(() => { if (subtitleEl.textContent !== customSubtitle) { subtitleEl.textContent = customSubtitle; } }); observer.observe(subtitleEl, { childList: true, subtree: true, characterData: true }); } const customImage = document.getElementById('custom-audio-image')?.textContent?.trim(); const posterWrapper = document.querySelector('.vjs-poster'); if (customTitle && customImage && window.innerWidth >= 768) { const interval = setInterval(() => { const posterImg = document.querySelector('.vjs-poster picture img'); if (posterImg) { posterImg.src = customImage; posterImg.alt = "Audio image"; clearInterval(interval); } }, 100); if (posterWrapper) { posterWrapper.style.display = 'inline-block'; } const style = document.createElement('style'); style.textContent = ` @media (min-width: 768px) { .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-title-bar { left: 20%; padding-right: 164px !important; } .bc-player-GUrcnA8lD_default.vjs-audio-only-mode .vjs-poster { display: inline-block !important; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-control-bar:not(.vjs-focus-within) { left: 20%; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-control-bar { left: 20%; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control { width: 402px !important; left: 12%; margin: 0 !important; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-time-control.vjs-duration { right: 20% !important; margin-right: 24px !important; } .vjs-poster img { top: 12%; left: 4%; } .content-article img:not([class]) { height: 120px; max-width: 120px; z-index: 1; } img:before { content: ""; background: #0e3168; } img:after { content: ""; background: #0e3168; } } @media (min-width: 995px) and (max-width: 1200px) { .content-article img:not([class]) { height: 100px; max-width: 100px; z-index: 1; } .bc-player-GUrcnA8lD_default .vjs-progress-control { width: 340px !important; left: 12%; margin: 0 !important; } } `; document.head.appendChild(style); } }); });

Cet épisode de balado a été enregistré le 16 juillet 2026.

Intervenant :
Dijana Jelic, Senior Institutional Portfolio Manager, Emerging Markets Equities, RBC Global Asset Management (UK) Limited

Animé par :

Julie Ducharme, Vice President & Institutional Portfolio Manager, PH&N Institutional

Écoutez notre nouvelle série balado, Le pouls du secteur institutionnel, accessible sur Apple Podcasts et Spotify!

Déclarations

Ce contenu est fourni à titre indicatif seulement et ne constitue pas des conseils financiers, fiscaux, juridiques ou comptables et ne doit pas être considéré comme tel. Ni PH&N Institutionnel ni aucune de ses sociétés affiliées n’acceptent de responsabilité en cas de perte ou de dommage découlant de l’utilisation de l’information contenue dans ce balado.
document.addEventListener("DOMContentLoaded", function() { let wrapper = document.querySelector('div[data-location="inst-insight-article-additional-resources"]'); if (wrapper) { let liElements = wrapper.querySelectorAll('.link-card-item'); liElements.forEach(function(liElement) { liElement.classList.remove('col-xl-3'); liElement.classList.add('col-xl-4'); }); } }) .section-block .footnote:empty { display: none !important; } footer.section-block * { font-size: 0.75rem; line-height: 1.5; }