David Lambert, premier directeur général, premier gestionnaire de portefeuille et chef, Actions européennes, RBC Global Asset Management (UK) Limited, présente un récapitulatif du marché en 2025 pour cette catégorie d’actif partage ses perspectives pour 2026.
Les actions européennes ont dégagé un rendement positif en 2025 ». Elles ont offert de solides gains en Espagne et en Italie, tirant parti du plan de relance budgétaire allemand qui a stimulé les actions domestiques au premier trimestre.
Ce que nous n’avons pas observé de façon constante en Europe ces dernières années, c’est une croissance des bénéfices. Toutefois, avec la mise en œuvre du plan de relance budgétaire allemand axé sur les infrastructures et la défense, nous anticipons un impact positif sur la croissance des bénéfices domestiques au sein de l’Europe.
Les banques européennes constituent toujours le plus grand secteur en Europe. Elles offrent des valorisations attrayantes et de solides distributions aux actionnaires, et bénéficier de la croissance émergente des prêts.
Les valorisations actuelles suggèrent des attentes de croissance à long terme très faibles (0 à 1 %). Par conséquent, même une amélioration modeste des bénéfices pourrait entraîner une augmentation significative des rendements.
(en anglais seulement)
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Transcription
David Lambert
Comment résumeriez-vous l’année 2025 pour les actions européennes ?
L’année 2025 a été vraiment intéressante pour les actions européennes, qui ont clôturé l’année en forte hausse. Elles ont progressé de 25 % en dollars américains, mais certains marchés d’Europe, comme l’Espagne, ont avancé de 50 % en dollars américains, de 40 % dans le cas de l’Italie. Ces marchés se sont vraiment très bien comportés. Cette situation a été en grande partie attribuable au premier trimestre, notamment à la mise en œuvre du plan budgétaire de l’Allemagne, qui a fortement stimulé les actions européennes, en particulier. Puis, au milieu de l’année, les actions ont fait du surplace, avant de reprendre leur progression à l’approche de la fin de l’année. Bref, dans l’ensemble, l’année a été très favorable pour les actions européennes.
Quelles sont vos perspectives pour les actions européennes en 2026 ?
À l’aube de 2026, je pense que le contexte est vraiment intéressant pour les actions européennes. Cela fait des années que je n’ai pas été en mesure de dire cela. Les valorisations y sont encore très faibles comparativement à celles d’autres marchés, comme les États-Unis. En revanche, nous sommes légèrement au-dessus de la médiane sur 20 ans. Mais ce qui est assez intéressant, c’est la dynamique des bénéfices qui se dessine. Ce que nous n’avons pas vraiment observé de façon constante en Europe ces dernières années, c’est une croissance des bénéfices. Maintenant que le plan de relance budgétaire de l’Allemagne en matière d’infrastructures et de défense commence à porter ses fruits, nous nous attendons à ce qu’il ait une incidence positive sur la croissance des bénéfices au sein même de l’Europe.
En ce qui concerne l’Europe, si nous considérons les bénéfices provenant des pays d’Europe, des États-Unis et des marchés émergents, ces derniers ont vraiment soutenu les bénéfices en Europe dans l’ensemble au cours des dernières années, mais les bénéfices des sociétés européennes ont été à la traîne. Maintenant, si la situation commence à s’améliorer, alors dans l’ensemble, les bénéfices des sociétés européennes devraient prendre du mieux. Les prévisions générales tablent maintenant sur une croissance des bénéfices de 13 % à 14 % en Europe l’an prochain. Compte tenu des valorisations actuelles, il s’agit d’un contexte plutôt intéressant.
En Europe, les banques européennes, qui constituent le secteur le plus important de ce marché, affichent toujours des valorisations très attrayantes. Leurs bilans sont sains, elles versent de solides distributions aux actionnaires et, en fait, nous observons une croissance des prêts en Europe, ce qui représente aussi une bonne nouvelle pour le plus grand secteur du marché européen. Si on regarde l’ensemble de l’Europe, les valorisations et ce qui est pris en compte, les perspectives de croissance sont assez faibles. Donc, si nous procédons à une rétro-ingénierie pour déterminer quelle croissance à perpétuité est intégrée aux valorisations actuelles, nous obtenons une croissance entre 0 % et 1 %. Dans d’autres régions du monde, nous prévoyons plutôt une croissance de l’ordre de 3 % à 4 %. Si nous nous attendons à une amélioration, même légère, de cette croissance de 0 % à 1 %, celle-ci pourrait avoir une forte incidence sur les valorisations et les rendements globaux que les actionnaires peuvent attendre des actions européennes.
Vidéo enregistrée le 21 novembre 2025