Le pétrole dans la ligne de mire
La guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a perturbé l’offre mondiale de pétrole et ébranlé les marchés, propulsant les prix du pétrole vers des niveaux à trois chiffres. Bien que l’économie mondiale demeure solide, cette crise crée de l’incertitude à court terme pour les investisseurs. Voici les principaux points à retenir de la mise à jour économique de ce mois :
La guerre contre l’Iran fait grimper les prix du pétrole : le récent choc pétrolier engendre à la fois des pressions inflationnistes et des inquiétudes pour la croissance économique. Cela dit, la bonne nouvelle pour les investisseurs est que dans le passé, ces événements ont généralement eu des effets temporaires. De plus, comme l’économie mondiale est moins tributaire du pétrole que durant la crise des années 1970, ce choc devrait faire moins de dégâts. Les répercussions varient grandement d’une région à l’autre.
Les marchés des actions reculent alors que les rendements obligataires augmentent : les marchés ont connu des ventes massives en raison des craintes liées à la guerre, mais cela crée des occasions pour les investisseurs à long terme. Les valorisations boursières se sont améliorées, passant de prix élevés à des niveaux proches de la juste valeur à l’échelle mondiale, et les marchés internationaux semblent plus abordables. Les perspectives de bénéfices demeurent solides.
L’IA poursuit sa rapide progression, mais des questions se posent : les modèles d’IA s’améliorent de façon exponentielle (environ six fois meilleurs chaque année) – et le rendement du capital investi est à la hausse. Le scénario le plus probable fait état de gains de productivité substantiels et de pertes d’emploi, mais sans chômage massif.
L’incertitude persiste pour ce qui est du commerce international : le renouvellement de l’ACEUM prend du retard, et une résolution est maintenant attendue en 2027 plutôt que cette année. L’incertitude freine les investissements des entreprises au Canada. Les résultats les plus probables sont une entente satisfaisante prévoyant des droits de douane plus bas, ou le maintien du statu quo.
Les pressions inflationnistes s’accentuent temporairement : l’inflation liée à l’énergie s’accélère, ce qui pose un dilemme pour les banques centrales. Doivent-elles augmenter les taux à cause de l’inflation, ou les réduire à cause de la faiblesse de l’économie ?
Conclusion : l’économie demeure robuste malgré les changements provoqués par la guerre. Malgré les vents contraires à court terme provoqués par les prix du pétrole et l’agitation qui règne sur les marchés boursiers, le choc sera probablement temporaire. Les solides bénéfices sont propices à la poursuite de la croissance. Les investisseurs pourraient encore constater des hauts et des bas, mais l’amélioration des valorisations offre des occasions à ceux qui ont un horizon à long terme.
Tous ces sujets et bien d’autres sont traités dans la webémission de ce mois-ci.
(en anglais seulement)
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