Entente avec l’Iran, économie résiliente, marchés turbulents
Un accord de paix naissant redéfinit les marchés de l’énergie. L’inflation persiste, mais l’économie mondiale continue de surprendre positivement. Voici ce que les investisseurs doivent savoir :
Au détroit d’Ormuz, les navires reprennent la mer, mais la situation reste loin d’être réglée : Les prix du pétrole sont passés de plus de 120 $ le baril à environ 70 $, un progrès significatif. Le trafic de pétroliers reprend dans les deux sens. L’entente entre les États-Unis et l’Iran reste incomplète et des escarmouches se poursuivent. Les marchés financiers semblent intégrer une résolution qui n’est pas totalement garantie. Que se passerait‑il pour l’inflation et la croissance si cette entente venait à échouer ?
L’inflation reste trop élevée – et la Fed ne cède pas : Les données en temps réel sur l’inflation s’améliorent, mais les flux d’énergie ne sont pas encore complètement revenus à la normale et les pressions sur les prix persistent. Le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a indiqué que les taux d’intérêt pourraient encore monter. Est-ce réellement la fin du cycle de baisse des taux ?
L’IA reste un moteur clé de la croissance économique, mais la consommation reste centrale : les dépenses en immobilisations des fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle augmentent si rapidement qu’elles ajoutent de 0,5 à 0,75 point de pourcentage à la croissance du PIB américain. C’est exceptionnel. Cependant, la consommation aux États-Unis demeure le principal moteur de l’économie. Ces deux éléments résistent mieux que prévu.
Les sept magnifiques perdent leur avance : est-ce une mauvaise nouvelle ? L’écart entre les géants technologiques et le reste du marché se réduit. Les sociétés à petite et à moyenne capitalisation commencent à dégager de solides rendements. Faut‑il y voir un signe de fragilité ou l’amorce d’un élargissement constructif du marché ?
Les valorisations sont tendues, mais les bénéfices continuent de progresser : les principaux marchés boursiers sont chers selon les mesures historiques : l’indice S&P 500 se situe à environ 59 % au-dessus de sa valorisation normale. Malgré ce niveau élevé, les estimations de bénéfices pour 2026‑2027 sont régulièrement revues à la hausse. Dans l’ensemble, le baromètre macroéconomique de RBC GMA reste fortement positif, et l’équipe des placements de RBC GMA maintient une légère surpondération en actions.
Canada : pas de récession — et les données s’améliorent : Deux trimestres consécutifs de léger recul du PIB ont suscité des inquiétudes. Toutefois, deux des trois mesures du PIB canadien étaient en territoire positif au premier trimestre de 2026, et le marché du travail a tenu le coup.
Conclusion
L’économie mondiale s’avère plus résiliente que prévu. Le choc énergétique semble s’atténuer. L’élan des bénéfices contribue à contenir les valorisations. Et l’élargissement du marché boursier pourrait annoncer une nouvelle phase de croissance, même si les plus grandes capitalisations marquent une pause. Les prochains mois seront révélateurs, en particulier en ce qui concerne l’accord avec l’Iran, la prochaine décision de la Fed et la question de savoir si l’essor des dépenses en immobilisations lié à l’IA a encore du potentiel.
Tous ces sujets et bien d’autres sont traités dans l’enregistrement de la webémission de ce mois-ci.
(en anglais seulement)
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