Jeremy Richardson, de l’équipe Actions mondiales RBC, analyse les signaux qui façonnent actuellement les marchés, que ce soit une introduction en bourse historique ou l’apaisement des tensions géopolitiques, qui pourraient ouvrir la voie à de nouvelles occasions au cours du second semestre.
Points saillants :
L’entrée en bourse de SpaceX à une valorisation de 1 750 milliards de dollars a fait la une des journaux. Puisque moins de 5 % de ses actions sont toutefois inscrites en bourse, le juste équilibre entre les données fondamentales et la valorisation reste à trouver. La tournure que prendront les événements pourrait donner le ton pour la vague d’introductions en bourse très attendues liées à l’IA qui s’annonce.
Le dynamisme suscité par l’IA ne se limite pas à remodeler l’économie, il donne aussi une impulsion à l’ensemble du marché, en alimentant une dynamique en K, où le fort optimisme suscité par l’IA améliore la confiance en général, tout en continuant de contribuer à creuser l’écart entre les gagnants et les autres.
Les prévisions de croissance du BPA de 20 % aux États-Unis (et de près de 70 % dans le secteur des semi-conducteurs) donnent à l’enthousiasme du marché un réel soutien fondamental. En revanche, les marchés internationaux tirent de l’arrière (aux alentours de 9 %), ce qui met en évidence tant les zones où se concentrent tant le risque que les occasions sélectives.
L’apaisement des tensions dans le Golfe pourrait être le catalyseur qu’attendent les acteurs économiques relégués dans la branche inférieure de la croissance en « K ». Avec un peu de chance, une baisse des coûts de l’énergie, une atténuation des pressions inflationnistes et une amélioration des conditions économiques pourraient offrir de meilleures occasions aux investisseurs au cours du second semestre de l’année.
(en anglais seulement)
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Transcription
Jeremy Richardson - Premier gestionnaire de portefeuille, Actions mondiales, RBC Global Asset Management (UK) Limited
Bonjour, je m’appelle Jeremy Richardson et je fais partie de l’équipe Actions mondiales RBC. Je vous présente aujourd’hui de nouvelles actualités.
Ce mois-ci, nous avons eu l’introduction en bourse de SpaceX, qui a suscité beaucoup d’enthousiasme dans les médias. L’entreprise est arrivée sur le marché avec une valorisation de 1 750 milliards de dollars et a été très bien accueillie par les investisseurs lors de ses premiers jours de cotation officielle. Cependant, avant de pouvoir réellement se faire une idée précise des données fondamentales et de la valorisation de cette entreprise, il faut probablement garder en tête que la quantité d’actions mises sur le marché était relativement faible, à savoir moins de 5 %.
De nombreux autres titres arriveront sur le marché d’ici la fin de l’année ; il faudra peut-être attendre que ces actions soient effectivement disponibles avant de pouvoir se faire une idée plus juste de l’équilibre entre les données fondamentales et la valorisation de cette nouvelle cotation très médiatisée. Cela indique néanmoins un certain niveau de confiance et d’optimisme sur le marché, le fait qu’une entreprise d’une telle envergure ait été si bien accueillie soulignant la puissance actuelle des thèses d’investissement portées par la thématique de l’intelligence artificielle.
Nous avons probablement déjà discuté de ce que l’on appelle l’économie en forme de K, mais il semble que cette thématique soit en train de perpétuer également un marché boursier en forme de K, l’élan positif des actions liées à l’intelligence artificielle tirant l’ensemble du marché à la hausse. Lorsqu’on se penche sur les prévisions de bénéfice par action et de croissance pour l’année à venir, on constate que la source provient des données fondamentales. Examinons ceci au niveau des secteurs et des régions. Même si globalement l’indice MSCI World anticipe une hausse des bénéfices par action d’environ 16 %, ce ne sont que des prévisions générales. Aux États-Unis, on parle de 20 %, alors qu’au niveau international, on tourne plutôt autour de 9 %. Ensuite, les statistiques sont très robustes aux États-Unis.
Par exemple, les semi-conducteurs atteignent près de 70 %. On constate que l’enthousiasme du marché est, dans une certaine mesure, soutenu par ces données fondamentales très positives. Mais n’oublions pas la branche inférieure du « K », parce que nous avons vu l’actualité évoluer de façon vraiment intéressante au cours du dernier mois, et le marché est de plus en plus convaincu que les hostilités directes dans le Golfe touchent désormais à leur fin. On peut espérer d’obtenir un approvisionnement énergétique beaucoup plus fluide dans le monde. Dans l’affirmative, cela allégera la pression sur les consommateurs durement touchés et facilitera également l’activité des entreprises, car les tensions inflationnistes liées aux coûts énergétiques élevés s’estomperont.
Les investisseurs de la branche inférieure du K pourraient alors profiter de meilleures occasions. Les attentes et les données fondamentales devraient commencer à s’améliorer à mesure qu’on avance dans le second semestre de l’année. J’espère que vous avez aimé ma présentation. J’ai hâte de vous retrouver bientôt.