Faits saillants :
La hausse des prix du pétrole profite au Canada et n’a pas d’incidence sur les États-Unis, tandis que les importateurs nets d’énergie comme le Japon, le Royaume-Uni et l’Europe sont confrontés à des risques de contraction du PIB et d’inflation.
Les flux de capitaux se renversent de façon inattendue, ce qui rend risquée toute répartition géographique agressive lorsque les conditions évoluent aussi rapidement que le récent virage de l’Amérique du Nord vers l’Europe.
L’adoption de l’IA se poursuit loin des feux de l’actualité.
Se concentrer sur les perturbations sous-jacentes du secteur plutôt que de prendre des décisions fondées sur les manchettes crée des occasions de placement durables et préserve les rendements à long terme.
(en anglais seulement)
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Transcription
Jeremy Richardson, Premier gestionnaire de portefeuille, Actions mondiales, RBC Global Asset Management (UK) Limited :
Bonjour. Je m’appelle Jeremy Richardson et je fais partie de l’équipe Actions mondiales RBC. Je vous présente aujourd’hui une nouvelle mise à jour. Le mois dernier, nous avons parlé de l’intelligence artificielle et, en particulier, de la façon dont un groupe de sociétés qui étaient perçues comme étant quelque peu à l’abri des bouleversements sectoriels engendrés par cette technologie ont gagné en popularité auprès des investisseurs. Ces priorités semblent déjà bien loin. L’actualité a complètement changé : la géopolitique fait la une de tous les journaux et les répercussions sur le prix du pétrole semblent maintenant retenir l’attention d’un grand nombre d’investisseurs.
Si l’on examine les données et les estimations, les répercussions que cette situation pourrait avoir sur le PIB et l’inflation varient réellement selon le pays. En ce qui concerne le PIB des États-Unis, cela ne change pas grand-chose, car le pays dispose de tout le pétrole dont il a besoin. De son côte, le Canada profite de la situation. Toutefois, les importateurs nets d’énergie, comme le Japon, le Royaume-Uni et l’Europe en général, semblent être ceux qui souffrent le plus. En effet, ils se retrouvent confrontés au pire des deux mondes : un risque pour le PIB et des pressions à la hausse sur l’inflation en raison de la flambée des prix du pétrole.
Ceci est tout un changement par rapport à la situation d’il y a quelques mois à peine, lorsque l’on assistait à un afflux massif de capitaux de l’Amérique du Nord vers l’Europe dans l’espoir d’une accélération de la croissance économique et d’une amélioration des prévisions de bénéfices, attribuable aux dépenses pour le réarmement. Je pense que c’est un bon rappel pour les investisseurs de faire preuve de prudence lorsqu’il s’agit de diversifier géographiquement leurs actifs, en raison de la vitesse à laquelle certaines situations peuvent évoluer.
En réalité, cependant, le secteur continue de connaître des changements importants. Bien que l’IA ne fasse plus autant les manchettes qu’au cours du dernier trimestre, nous constatons en fait que certaines entreprises accélèrent le rythme de leur adoption technologique. Cela entraîne des changements sectoriels de plus en plus rapides, notamment en ce qui a trait à la taille et à la composition de la main-d’œuvre, ainsi qu’aux nouveaux investissements des entreprises.
En tant qu’investisseurs, nous accueillons favorablement cette évolution du secteur, car le changement est source d’occasions. Cela change la nature de l’avantage concurrentiel et redéfinit les atouts dont les entreprises devront disposer pour réussir dans ce nouveau monde vers lequel nous nous dirigeons. En tant qu’investisseurs, nous acceptons de relever ce défi avec plaisir. Par conséquent, en mettant l’accent sur les changements sectoriels plutôt que sur les enjeux géopolitiques, nous souhaitons préserver des rendements pour les investisseurs à long terme. J’espère que vous avez apprécié ma présentation. J’ai hâte de vous retrouver bientôt.