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Déclarations prospectives

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Accepter Déclin
37 minutes pour lire Par  E.LascellesJ.Nye 19 février 2026

Avec la collaboration de Vivien Lee, d’Aaron Ma et d’Eric Savoie

Webémission sur l’économie

Notre webémission mensuelle sur l’économie du mois de février, intitulée « Optimisme à l’égard de la croissance et des bénéfices », est maintenant accessible.

Opérations motivées par la peur de l’IA

Dans la première moitié de février, les marchés boursiers ont connu de nombreux soubresauts et épisodes de vente dans le cadre d’« opérations motivées par la peur de l’IA » : le lancement de nouveaux modèles d’IA puissants a amené les investisseurs à revoir à la baisse la rentabilité future de certaines sociétés de logiciels et de services ( voir le graphique suivant).

De nouveaux modèles d’IA puissants ont amené les investisseurs à réévaluer les modèles d’affaires de certaines sociétés

De nouveaux modèles d’IA puissants ont amené les investisseurs à réévaluer les modèles d’affaires de certaines sociétés

Au 17 février 2026. L’indice comprend des sociétés qui pourraient être touchées par les dernières percées des laboratoires d’IA tels qu’Anthropic et OpenAI. Sources : Bloomberg, Morgan Stanley, Macrobond, RBC GMA.

Les dernières versions de ChatGPT et de Claude ont fait un grand pas en avant par rapport aux générations précédentes. Il en va de même pour les variantes conçues spécifiquement pour le codage. Selon les experts, l’IA se développe plus rapidement que prévu, en partie parce que les modèles les plus récents ont contribué à leur propre codage et à leur propre entraînement – l’IA participe maintenant à son propre développement. Cette évolution pourrait se traduire par des gains d’efficacité du modèle de plus en plus importants et fréquents.

Le dernier épisode nous rappelle que l’IA fera des gagnants et des perdants. Les développeurs de ces modèles, qui sont des sociétés privées (OpenAI et Antrophic), ont sûrement plus de valeur aujourd’hui. De plus, certaines parties de l’écosystème de l’IA coté en bourse tireront profit de la demande croissante pour des outils de plus en plus puissants.

Les perdants pourraient parfois surpasser les gagnants sur les marchés boursiers, d’autant plus que certains des gagnants ne sont pas cotés en bourse, même si l’IA a, en fin de compte, un effet net positif à long terme.

De nombreuses autres sociétés devront toutefois composer avec la perturbation de leur modèle d’affaires par ces changements. Les sociétés de logiciels dont les produits pourraient être remplacés par des solutions codées par l’IA ultrarapides et performantes, et bon nombre de sociétés de services qui pourraient faire face à la concurrence de nouveaux outils d’IA risquent de perdre des parts de marché et du pouvoir de fixation des prix.

Les perdants pourraient parfois surpasser les gagnants sur les marchés boursiers, d’autant plus que certains des gagnants ne sont pas cotés en bourse, même si l’IA a, en fin de compte, un effet net positif à long terme.

Cette perturbation ne se produira pas du jour au lendemain, mais elle pourrait se matérialiser plus tôt que prévu. L’évolution récente des cours pourrait être exagérée et a à tout le moins été trop généralisée. Certaines sociétés de logiciels devraient encore bénéficier d’importants avantages concurrentiels face aux perturbations de l’IA.

Par ailleurs, des modèles de plus en plus efficaces soutiennent notre optimisme relatif quant aux gains de productivité potentiels et aident à justifier les importantes dépenses en immobilisations en IA, bien que les contraintes de capacité d’énergie puissent tempérer ces dernières. Nous y reviendrons plus loin.

- JN

Régime de marché favorable

Même si certains segments du marché boursier ont subi des pressions, comme le montre l’analyse des sociétés de logiciels ci-dessus, le marché boursier dans son ensemble a été relativement résilient. Cela signifie peut-être que le contexte macroéconomique reste propice à la prise de risques.

Par le passé, les actions se sont généralement bien comportées lorsque l’économie progressait. Elles ont fait encore mieux lorsque cette croissance était conjuguée à des baisses de taux d’intérêt. Les tableaux comparatifs ci-dessous présentent le rendement des actions, des obligations et d’un portefeuille équilibré depuis le milieu des années 1900, selon les quatre combinaisons possibles : croissance et contraction de l’économie, et assouplissement ou resserrement de la politique monétaire.

Lors des périodes de croissance économique et de baisse des taux d’intérêt, l’indice S&P 500 a dégagé des gains annuels moyens de 11,7 % et les obligations américaines à 10 ans ont réalisé des gains annuels moyens de 9,8 %, soit le meilleur rendement combiné des quatre quadrants.

Grille des régimes de politique monétaire et de l’économie

Rendement des actions, des obligations et d’un portefeuille composé à 60 % d’actions et à 40 % d’obligations
Grille des régimes de politique monétaire et de l’économie

Au 2 février 2026. Les données quotidiennes sur l’indice S&P 500 commencent en 1955 et les données sur les obligations américaines à 10 ans, en 1962. Le rendement et l’écart type sont annualisés. Le rendement minimal et le rendement maximal représentent les rendements cumulatifs de jours continus dans le régime. Le pourcentage de temps ne totalise pas 100 %, car il y a des périodes au cours desquelles la politique monétaire ne connaît ni resserrement ni assouplissement. Ces périodes ont été exclues de l’analyse. Source : RBC GMA.

Le rendement des actions et des obligations pour d’autres combinaisons de croissance et de politique monétaire mérite également d’être souligné. Le pire quadrant de la grille pour les investisseurs, qui présente des rendements négatifs tant pour les actions que pour les obligations, correspond au moment où l’économie était en récession et que la banque centrale relevait tout de même les taux d’intérêt. Cette combinaison est toutefois rare et ne représente que 0,2 % du temps dans notre analyse.

Les deux autres régimes restants – où l’économie se contracte tandis que les taux d’intérêt baissent et où l’économie croît tandis que les taux d’intérêt montent – ont entraîné des rendements divergents entre les actions et les obligations, mais le portefeuille équilibré 60/40 a tout de même réussi à dégager des rendements avoisinant les 5 % dans les deux cas. (Soulignons que la combinaison récession et baisse des taux présente une variance particulièrement marquée, ce qui rend les prévisions dans ce quadrant moins précises.)

Si le contexte actuel d’assouplissement monétaire est maintenu, il est également possible d’examiner les perspectives en utilisant une approche de feuille de route. Les investisseurs peuvent ainsi mieux déterminer à quoi s’attendre si l’histoire se répète.

Le graphique qui suit illustre les résultats historiques d’un portefeuille composé de 60 % d’actions et de 40 % d’obligations au cours des périodes passées d’assouplissement monétaire. Le point zéro sur l’axe des X reflète la date de la première baisse de taux pour les 12 cycles d’assouplissement observés depuis le milieu des années 1970. Les diverses lignes du graphique regroupent ces cycles selon que l’économie est entrée en récession ou qu’elle en a évité une.

Le rendement du portefeuille équilibré 60/40 augmente souvent après la première baisse de taux des fonds fédéraux

Le rendement du portefeuille équilibré 60/40 augmente souvent après la première baisse de taux des fonds fédéraux

Au 9 février 2026. Le portefeuille équilibré est composé à 60 % de l’indice S&P 500 et à 40 % de l’indice Bloomberg U.S. Treasury. Source : RBC GMA.

Jusqu’à présent, le cycle actuel suit la médiane des cycles passés et laisse entrevoir la possibilité de gains soutenus. Le scénario sans récession – soit celui qui s’applique actuellement à l’économie selon nous – offre le potentiel de hausse le plus prometteur.

En bref, ces deux analyses montrent qu’un contexte de croissance économique continue, surtout si elle est combinée à une baisse des taux d’intérêt à court terme, crée les conditions favorables à l’obtention de rendements de placement favorables tant pour les actions que pour les obligations au cours des prochains trimestres.

– ES

Mise à jour des prévisions économiques

Nos prévisions économiques actualisées sont généralement positives et méritent d’être communiquées selon nous (voir le tableau suivant). Pour bien interpréter les nouvelles prévisions économiques, cinq facteurs importants doivent être pris en compte : l’ampleur de la révision des prévisions ; le nouveau niveau des prévisions ; l’élan économique attendu d’une année à l’autre ; les perspectives relatives des différents pays ; et, surtout, l’écart entre les nouvelles prévisions et les prévisions générales.

Nos perspectives économiques demeurent généralement positives

Nos perspectives économiques demeurent généralement positives

Au 17 février 2026. Sources : RBC GMA, Bloomberg.

1)      Révision des prévisions

En ce qui concerne cinq des six marchés développés examinés, nos prévisions de PIB (produit intérieur brut) pour 2026 sont plus optimistes qu’au trimestre précédent. Le Canada fait figure d’exception. Cette particularité s’explique en partie par les piètres résultats enregistrés au dernier trimestre de 2025 et en partie par l’incertitude entourant la politique commerciale découlant de la renégociation de l’AEUMC, qui semble vouloir persister plus longtemps que nous l’avions prévu.

Le relèvement des prévisions s’explique principalement par le fait que de nombreux pays ont publié des données économiques plutôt prometteuses au cours des derniers mois. Soulignons d’abord qu’aux États-Unis, l’indice ISM (Institute for Supply Management) du secteur manufacturier a fortement augmenté en janvier et que plus de 100 000 emplois ont été créés durant le mois, ce qui est rare.

2)      Nouveaux niveaux des prévisions

Les nouvelles prévisions de croissance pour les six marchés sont de légèrement à largement supérieures aux taux de croissance potentiels. Cela peut sembler étonnant, puisque des pays comme le Canada devraient enregistrer une croissance de seulement 1,4 % en 2026. Toutefois, en l’absence de croissance démographique, ce résultat s’avère excellent.

Cette prévision s’appuie sur un élément important, à savoir le fait que nous nous attendons à ce que divers vents favorables soufflent sur l’économie, notamment la stimulation monétaire, la stimulation budgétaire, l’effet de richesse des marchés boursiers, les investissements dans l’IA et les gains de productivité liés à l’IA.

3)      Élan économique

Nous prévoyons que l’économie américaine continuera de croître à peu près au même rythme en 2026, soit à un taux remarquable de 2,5 %. Toutefois, nos prévisions de croissance pour les cinq autres marchés représentent une nette amélioration par rapport à la croissance modérée enregistrée en 2025, grâce à un élan économique positif (voir le graphique suivant). L’élan sera ensuite inégal de 2026 à 2027.

En plus des États-Unis, RBC GMA prévoit une croissance soutenue du PIB dans les marchés développés en 2026 et 2027.

En plus des États-Unis, RBC GMA prévoit une croissance soutenue du PIB dans les marchés développés en 2026 et 2027.

Prévisions au 6 février 2026. Source : RBC GMA.

4)      Rendement relatif

Les États-Unis devraient continuer de croître plus rapidement que les autres pays, mais son avance sera moins exceptionnelle que lors des années précédentes. L’écart des États-Unis par rapport à la moyenne des pays développés devrait passer de 1,3 pp en 2025 à seulement 0,8 pp en 2026. La croissance de la Corée du Sud s’annonce également particulièrement forte pour 2026.

5)      Comparaison avec les prévisions générales

À l’exception du Canada, les prévisions pour les économies examinées sont toutes supérieures aux prévisions consensuelles. En théorie, il s’agit du critère le plus important, car dans un monde parfait, les marchés financiers devraient déjà avoir pris en compte tout le reste.

Récapitulatif sur les marchés émergents

Sans entrer dans les détails une deuxième fois, nos prévisions pour les principaux marchés émergents (voir le graphique suivant) ont pour la plupart été légèrement revues à la hausse au dernier trimestre (sauf pour le Brésil).

  • Les taux de croissance absolus sont généralement bons par rapport aux moyennes historiques (sauf en Russie).

  • L’élan économique est somme toute neutre.

  • L’Inde devrait arriver en tête, suivie de la Chine.

  • La plupart des prévisions pour les marchés émergents sont légèrement supérieures aux prévisions consensuelles (sauf pour la Russie).

L’Inde devrait mener les marchés émergents sur le plan des perspectives de croissance du PIB, suivie de la Chine

L’Inde devrait mener les marchés émergents sur le plan des perspectives de croissance du PIB, suivie de la Chine

Prévisions consensuelles, en janvier 2026. Les chiffres indiqués dans le graphique correspondent aux prévisions actuelles de RBC GMA au 6 février 2026. Prévisions antérieures en date du 24 octobre 2025. Sources : Bloomberg, RBC GMA.

Globalement

Revenons au tableau situé au début de cette section. La colonne à l’extrême droite est intitulée « GLOBALEMENT ». Elle représente une moyenne arithmétique des cinq facteurs susmentionnés. Bien que peu complexe, elle rappelle que les perspectives économiques favorables devraient soutenir les actifs à risque.

– EL

La bataille pour l’électricité des centres de données

Après plus d’une décennie de stagnation, la consommation d’électricité aux États-Unis est repartie à la hausse (voir le graphique suivant). Le principal facteur de cette augmentation est la prolifération de centres de données énergivores, stimulés par la demande croissante de services infonuagiques, et d’entraînement et d’inférence de l’IA. Les sociétés de services publics et les fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle s’efforcent d’accroître leurs capacités, mais l’offre peine à répondre à la demande. La hausse des prix de l’électricité pour les consommateurs est devenue un enjeu politique et les populations locales s’opposent de plus en plus aux projets de centres de données.

L’énergie pourrait bien être la plus grande contrainte qui freine les ambitieux projets d’investissement des sociétés technologiques : selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), un cinquième des investissements dans les centres informatiques mondiaux risque d’être retardé à cause de l’engorgement du réseau. La Chine n’a pas ce problème : elle a investi massivement dans de nouvelles capacités et produit maintenant plus de deux fois plus d’électricité que les États-Unis.

La Maison-Blanche se livre à un périlleux exercice d’équilibriste, car elle doit améliorer l’abordabilité de l’électricité sans entraver les investissements à l’échelle nationale ni réduire la longueur d’avance considérable du pays dans la construction de centres de données.

Après une décennie de stagnation, la consommation d’électricité aux États-Unis est repartie à la hausse

Après une décennie de stagnation, la consommation d’électricité aux États-Unis est repartie à la hausse

En date de septembre 2025. Sources : Energy Information Administration (EIA), Macrobond, RBC GMA

Le département américain de l’Énergie estime que la consommation des centres de données a grimpé de 18 % par an entre 2018 et 2023, tandis que la demande globale d’électricité est restée stable. La part de l’électricité utilisée par les centres de données a plus que doublé, passant de 1,9 % à 4,4 % au cours de cette période. Elle pourrait atteindre de 6,7 % à 12 % d’ici 2028 en fonction de facteurs comme les livraisons de processeurs graphiques, l’efficacité énergétique, les taux d’utilisation et les besoins de refroidissement. L’efficacité énergétique des processeurs graphiques augmente de 38 % chaque année, mais la capacité installée progresse de 2,3 fois par an, ce qui entraîne une hausse de la consommation globale.

En réponse à l’explosion de la demande, les investissements dans l’électricité se sont accélérés, atteignant un taux annuel ajusté à l’inflation de 6 % au cours des cinq dernières années. En 2024, ils représentaient près de 5 % des dépenses en immobilisations du secteur privé, soit la part la plus élevée depuis 1985 (voir le graphique suivant).

Grâce à ces investissements, la hausse de la capacité de production des services publics a atteint un rythme inégalé en plus de dix ans. Cependant, cette hausse découle en grande partie des projets d’énergie solaire et éolienne. Elle est moins impressionnante une fois l’intermittence et la fiabilité prises en considération. La réduction du financement fédéral des projets d’énergie verte pourrait ralentir le rythme des nouveaux investissements.

Les investissements dans l’électricité se sont accélérés aux États-Unis au cours des dernières années

Les investissements dans l’électricité se sont accélérés aux États-Unis au cours des dernières années

Données en date de 2024. Sources : Bureau of Economic Analysis des États-Unis (BEA), Macrobond, RBC GMA.

D’après les estimations de Berkeley Labs, fin 2024, plus de 10 000 projets énergétiques avaient demandé une interconnexion au réseau aux États-Unis. Cela représentait une hausse de la production de 1 400 GW (environ 35 fois la capacité nette ajoutée en 2024) et 890 GW de stockage.

L’histoire nous enseigne toutefois que seule une partie de ces projets sera mise en service. Seulement 13 % des demandes d’interconnexion soumises entre 2000 et 2019 avaient atteint le stade de l’exploitation commerciale à la fin de 2024 ; 77 % ont été retirées et 10 % sont toujours actives. L’an dernier, des projets d’énergie propre de plusieurs milliards de dollars ont été annulés en raison de la fin du financement fédéral.

Pire encore, les délais nécessaires pour ajouter de nouvelles centrales au réseau se sont considérablement allongés. Ils sont passés de moins de deux ans au début des années 2000 à plus de quatre ans récemment (voir le graphique suivant). L’ajout de nouvelles infrastructures de transport peut prendre une décennie.

Pendant ce temps, la demande en électricité peut augmenter beaucoup plus rapidement, puisque la construction des centres de données prend environ deux ans. En 2023, la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) a modifié la réglementation pour répondre à l’accumulation de demandes d’interconnexion et simplifier le processus d’ajout de nouvelles ressources au réseau. Les experts affirment toutefois qu’il est trop tôt pour juger de l’efficacité de ce changement. D’autres changements aux règles ont été proposés en 2025.

La mise en service de nouvelle capacité de production d’électricité peut prendre plus de 4,5 ans aux États-Unis

La mise en service de nouvelle capacité de production d’électricité peut prendre plus de 4,5 ans aux États-Unis

Données au 4 février 2026. Sources : Berkeley Lab, RBC GMA.

Pour éviter ces délais, de plus en plus de centres de données sont construits avec une capacité de production d’électricité hors réseau. Les turbines au gaz naturel sont particulièrement populaires, mais les prix ont doublé ces dernières années et les délais de livraison s’étendent maintenant sur plusieurs années. Le nucléaire a de nouveau le vent en poupe. Microsoft et Constellation Energy prévoient redémarrer le réacteur de Three Mile Island. Pour leur part, Google et NextEra Energy envisagent de rouvrir une centrale en Iowa. Toutefois, la capacité latente n’est pas illimitée. Parmi les autres solutions provisoires, citons les piles à combustible et la conversion de sites de minage de bitcoins.

La plupart des nouveaux centres de données demeurent alimentés par le réseau et le coût de la modernisation de l’infrastructure électrique est généralement réparti entre les contribuables, y compris les ménages et les petites entreprises. Bien que certains services publics facturent des tarifs plus élevés aux centres de données, ceux-ci ne couvrent pas la totalité du coût des nouvelles infrastructures. De plus, lorsque les services publics achètent de l’électricité sur le marché libre, la demande des centres de données fait grimper les prix pour tous les clients.

Ce phénomène a contribué à l’augmentation d’un tiers du prix de l’électricité dans le segment résidentiel au cours des cinq dernières années, soit plus de 1,5 fois plus vite que l’indice des prix à la consommation (IPC) global. Certes, la plus forte hausse de prix a eu lieu avant que la construction des centres de données commence véritablement à décoller (voir le graphique suivant). L’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a fait bondir les prix du gaz naturel, a été l’une des principales sources d’inflation de l’énergie en 2022.

La construction de centres de données contribue à la hausse des prix de l’électricité aux États-Unis

La construction de centres de données contribue à la hausse des prix de l’électricité aux États-Unis

En décembre 2025. Sources : Bureau of Labor Statistics (BLS) et Bureau of Economic Analyses (BEA) des États-Unis, Macrobond et RBC GMA

Néanmoins, l’effet « centre de données » n’est pas négligeable. Selon Bloomberg, les prix de gros de l’électricité ont grimpé de pas moins de 267 % sur cinq ans dans les zones situées à proximité d’une forte activité de centres de données. Selon une étude de Carnegie-Mellon, les centres de données et le minage de cryptomonnaies pourraient entraîner une hausse de 8 % des coûts moyens de production d’électricité d’ici 2030. L’augmentation pourrait dépasser 25 % dans les marchés à forte concentration de centres de données, comme en Virginie.

La hausse des prix de l’électricité devient un enjeu politique. C’est un thème qui a probablement aidé les démocrates à remporter plusieurs États lors des élections de l’automne dernier. La Maison-Blanche se penche de plus en plus sur le problème de l’accessibilité. À ce titre, le gouvernement a demandé aux sociétés technologiques de « payer leur part », et il travaille sur une entente qui obligerait les promoteurs de centres de données à couvrir entièrement le coût des nouvelles infrastructures énergétiques.

Plusieurs fournisseurs de services infonuagiques à grande échelle se sont déjà engagés à le faire, bien que l’opacité de leur processus de fixation des prix rende leur effort difficile à vérifier.

La montée des prix de l’électricité fait planer une menace sur les emplois, et pas seulement ceux des politiciens. Data Center Watch rapporte que 20 projets représentant près de 100 milliards de dollars d’investissements potentiels ont été bloqués ou retardés par l’opposition locale au deuxième trimestre de 2025.

De façon générale, la mise en œuvre d’une entente de ce type exigera une coordination entre les exploitants de réseaux, les sociétés de services publics, les autorités réglementaires, et les sociétés technologiques et autres promoteurs de centres de données.

Pour les ménages, l’électricité ne représente que 2,5 % du panier de l’IPC, soit une part de seulement 15 pb dans le dernier relevé d’inflation en glissement annuel. Cependant, l’électricité constitue une dépense à la fois visible, récurrente et nécessaire.

Par conséquent, le prix de l’électricité a probablement une forte influence sur la perception des problèmes d’accessibilité qui minent la confiance des consommateurs. Tout comme les prix de l’électricité sont devenus un enjeu lors des élections régionales de l’an dernier, ils pourraient jouer un rôle dans les élections de mi-mandat cette année, en particulier dans les États où les hausses des prix sont considérables.

La montée des prix de l’électricité fait planer une menace sur les emplois, et pas seulement ceux des politiciens. Data Center Watch rapporte que 20 projets représentant près de 100 milliards de dollars d’investissements potentiels ont été bloqués ou retardés par l’opposition locale au deuxième trimestre de 2025.

Les problèmes énergétiques des États-Unis contrastent avec ceux de la Chine, où la production d’électricité a augmenté de près de 9 % par an au cours des 25 dernières années (voir le graphique suivant). Rien qu’en 2021, la Chine a accru sa capacité de production plus que les États-Unis dans toute leur histoire. Un gigantesque effort d’investissement, des procédés d’approbation simplifiés et une approche englobant les énergies renouvelables aussi bien que les énergies fossiles ont aidé la Chine à augmenter sa capacité à une vitesse sans précédent.

BloombergNEF prévoit que la Chine continuera de renforcer sa production au cours des cinq prochaines années, avec presque six fois plus de nouvelles capacités que les États-Unis. Bien que les investissements des sociétés technologiques chinoises dans les centres de données n’aient pas suivi le rythme des sociétés américaines à très grande échelle et que l’accès aux puces de haute technologie demeure un défi, la grande longueur d’avance de la Chine en matière de capacité énergétique pourrait constituer un avantage clé dans la course à la suprématie dans le secteur de l’IA.

La rapide croissance de la production d’électricité en Chine est un avantage clé dans la course à l’IA

La rapide croissance de la production d’électricité en Chine est un avantage clé dans la course à l’IA

Données en date de 2024. Sources : Energy Institute, Macrobond, RBC GMA.

Aux États-Unis, la dernière série de publications de résultats trimestriels signale une nouvelle révision à la hausse des investissements estimatifs dans l’IA. Selon les dernières prévisions consensuelles pour 2026, les cinq fournisseurs de services infonuagiques à grande échelle devraient dépenser plus de 650 milliards de dollars dans l’IA, ce qui représente une augmentation de plus de 50 % par rapport à l’année dernière.

Toutefois, les valorisations pourraient être remises en cause si les sociétés technologiques ne parvenaient pas à réaliser ces investissements à cause de contraintes de capacité d’énergie, et donc ne monétisaient pas les carnets de commandes de services infonuagiques dans les délais souhaités.

Dans une certaine mesure, ce problème bien connu devrait se refléter dans les prix actuels et les prévisions de bénéfices, mais il existe un risque de déception et de réévaluation si les marchés sont trop optimistes quant à la possibilité de résorber les goulots d’étranglement à l’aide de nouvelles capacités d’énergie.

Et comme la puissance informatique nécessaire pour entraîner les modèles frontières augmente de cinq fois par année, les contraintes de capacité pourraient pénaliser le développement des modèles et le rythme d’amélioration des capacités IA de façon générale. Une capacité d’inférence moindre signifierait également une plus lente diffusion des outils de l’IA conçus pour stimuler la productivité dans les autres secteurs de l’économie.

- JN

Détérioration de la confiance envers les É.-U.

Les bouleversements de l’ordre mondial sont très présents dans les esprits alors que nous traversons une période inédite. Nous sommes passés d’un monde hégémonique à un monde multipolaire où la Chine fait concurrence aux États-Unis. Et plus récemment, l’ordre mondial traditionnellement fondé sur des règles est devenu un ordre mondial fondé sur la puissance.

Un troisième changement important dans l’ordre mondial, qui découle en partie des deux changements précédents, est l’érosion régulière de l’exceptionnalisme américain. Ce changement est attribuable à diverses forces :

  • Les États-Unis ont choisi de renoncer à leur emprise sur l’ordre mondial, préférant ne plus être la police de la planète ou diriger les efforts d’intégration.

  • À l’intérieur du pays, les excès budgétaires, la polarisation politique et l’incertitude politique dressent un portrait peu reluisant.

  • Sur le plan économique, l’avantage des États-Unis du point de vue de la croissance est en perte de terrain (même s’il n’a pas entièrement disparu).

  • Les politiques publiques des États-Unis ont été menées de façon antagonique à l’encontre du reste du monde. Par conséquent, le reste du monde a perdu de sa confiance envers les États-Unis.

Ce dernier point, la perte de confiance du monde à l’égard des États-Unis, sera examiné plus en détail ci-après. Habituellement, ce genre de constat repose surtout sur des gestes symboliques, mais peu de données empiriques. Voici les faits.

Les sondages internationaux mettent en évidence une nette détérioration de l’opinion à l’égard des États-Unis. L’indice de démocratie montre que si le monde avait auparavant une perception des États-Unis plutôt positive, et beaucoup plus positive que pour la Chine ou la Russie, l’inverse est maintenant vrai (voir le graphique suivant). L’opinion à l’égard des États-Unis s’est détériorée, passant d’une perception très positive en 2024 à une perception légèrement négative en 2025. À l’inverse, les perceptions à l’égard de la Russie et de la Chine se sont raffermies au cours des dernières années. Non seulement la perception nette de la Chine est à présent meilleure que celle des États-Unis, mais elle est devenue franchement positive. L’opinion envers les États-Unis est à présent à peine meilleure que la perception de la Russie.

Dans les sondages internationaux, les États-Unis sont perçus moins favorablement que la Chine

Dans les sondages internationaux, les États-Unis sont perçus moins favorablement que la Chine

Au 2 février 2026. Sources : Democracy Perceptions Index, RBC GMA.

Une autre enquête, celle du Pew Research Center, permet de suivre l’opinion de différents pays à l’égard des États-Unis (voir le graphique suivant). Sur les 24 pays de l’échantillon, 19 sont devenus moins favorables aux États-Unis entre 2024 et 2025. Au total, 12 pays sur 24 ont maintenant une opinion négative des États-Unis, et 2 autres ont une opinion neutre.

Par conséquent, seulement 42 % des pays ont actuellement une opinion positive à l’égard des États-Unis. Les partenaires traditionnels des États-Unis comme le Mexique, le Canada et une grande partie de l’Union européenne ont maintenant une opinion plutôt défavorable à leur égard.

L’opinion des différents pays à l’égard des États-Unis a tendance à se détériorer

L’opinion des différents pays à l’égard des États-Unis a tendance à se détériorer

Au 5 février 2026. Sources : Pew Research Center, RBC GMA.

Incidences

Les incidences sur l’économie et les investissements sont nombreuses, même si ces effets ne sont pas immédiats et déterminants. Cependant, ils ont tendance à s’étaler (et parfois se dissiper en partie) sur plusieurs années.

  1. Le déclin de l’exceptionnalisme américain conforte l’idée selon laquelle le dollar américain pourrait encore fléchir au cours des prochaines années. Si un pays est en perte de popularité et de confiance, il est logique que les entrées de capitaux diminuent. D’ailleurs, de plus en plus de signes indiquent que cette tendance est déjà enclenchée sur un horizon à long terme Par exemple, l’utilisation du dollar américain dans les réserves de devises diminue. Parallèlement, l’or gagne en popularité (voir le graphique suivant).

  2. La courbe des taux est relativement prononcée, ce qui s’explique par les risques politiques et budgétaires aux États-Unis et par le fait que les investisseurs étrangers sont plus prudents à l’égard des États-Unis.

  3. Les primes de risque américaines devraient légèrement dépasser leur niveau normal, ce qui refléterait des écarts de taux et des valorisations boursières un peu moins favorables.

  4. Il serait logique que l’économie américaine soit légèrement affaiblie par ces événements. Cependant, une dépréciation du dollar pourrait occulter une grande partie de l’affaiblissement, et il existe de nombreux autres facteurs favorables et défavorables à l’économie.

Diversification des réserves au détriment du dollar américain et au profit de l’or

Diversification des réserves au détriment du dollar américain et au profit de l’or

Données au T2 de 2025. Valeur de l’or au prix du marché. Sources : FMI, Macrobond, RBC GMA

Durabilité

Les investisseurs peuvent-ils s’attendre à ce que ces tendances s’inversent en 2029 ? Peut-être en partie, mais nous estimons que ces changements sont bien ancrés, et ce, pour plusieurs raisons :

  • Le monde multipolaire est solidement installé, car la Chine ne va pas s’en aller.

  • Il n’est pas certain que les futurs dirigeants politiques des États-Unis feront marche arrière. Un président républicain pourrait être tenté de perpétuer l’héritage du président Trump. D’un autre côté, le parti démocrate ne s’est pas montré vraiment favorable au commerce international au cours des dernières décennies, et l’opinion publique à l’égard de l’immigration s’est généralement détériorée, quelle que soit l’allégeance politique.

    En outre, il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de l’inertie politique ni la mesure dans laquelle les acteurs qui tirent profit de ce nouveau régime plaideront en faveur du statu quo.

  • Il faudra beaucoup de temps pour restaurer la réputation des États-Unis, même en mettant fin à l’antagonisme observé récemment. La « puissance douce » peut se perdre en un clin d’œil, mais la reconstruire est un travail de longue haleine.

  • Il a fallu plusieurs générations pour établir un ordre fondé sur des règles. Maintenant, cet ordre ne sera pas facile à rétablir, d’autant plus que les pays ont constaté à quel point il est simple pour les grandes puissances de l’ébranler.

  • Le reste du monde s’est brusquement réveillé, prenant conscience des vulnérabilités du système. Les pays ne peuvent plus se permettre de dépendre autant des États-Unis d’un point de vue militaire et économique, et ils ne se rendormiront pas de sitôt.

  • La montée du populisme ne se limite pas aux États-Unis, mais apparaît aussi en Europe et dans d’autres pays. Autrement dit, l’idée d’un retour au multilatéralisme pourrait être accueillie avec perplexité, et pas seulement aux États-Unis.

– EL

L’Afrique va-t-elle surpasser l’Asie ?

L’Asie est depuis longtemps le point de mire de l’économie mondiale en raison de sa croissance rapide et constante, alors que l’Afrique a toujours suscité un certain scepticisme.

Il est donc surprenant que l’économie de l’Afrique subsaharienne connaisse maintenant une croissance presque aussi rapide que celle des pays émergents et développés de l’Asie. En outre, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), l’Afrique devrait même surpasser l’Asie d’ici 2030 (avec une croissance annuelle du PIB de 4,6 % contre 4,5 % pour l’Asie en 2030, comme le montre le graphique suivant).

L’Afrique devrait dépasser l’Asie d’ici 2030

L’Afrique devrait dépasser l’Asie d’ici 2030

Au 13 février 2026. Les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) sont représentées par la ligne pointillée. Sources : FMI, Macrobond, RBC GMA.

Comment l’Afrique pourrait-elle bien suivre le rythme alors que l’Asie comprend autant de puissances économiques, dont l’Inde, les Philippines, le Vietnam, l’Indonésie et la Chine ?

Eh bien, c’est parce que l’Afrique compte un grand nombre d’économies moins connues, mais tout aussi dynamiques, notamment l’Éthiopie, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie, le Ghana, le Kenya et le Nigeria. Celles-ci connaissent déjà une belle expansion, et le FMI prévoit que d’ici 2030, six des dix économies majeures à la croissance la plus rapide des deux continents se trouveront en Afrique et non en Asie (voir le graphique suivant).

La plupart des pays africains devraient connaître une croissance plus rapide que les pays asiatiques en 2030

La plupart des pays africains devraient connaître une croissance plus rapide que les pays asiatiques en 2030

Prévisions du FMI pour 2030 en date d’octobre 2025. Sources : Perspectives de l’économie mondiale du FMI, Macrobond, RBC GMA.

Qu’est-ce qui permettra à l’Afrique d’atteindre cette cadence ? Penchons-nous sur les quatre facteurs clés suivants :

1. L’amélioration des conditions préexistantes est moins importante que ce scénario peut le laisser penser : l’Afrique croît rapidement depuis la pandémie.

2. Si l’Asie connaît une croissance disproportionnée grâce à une productivité en hausse, mais une faible expansion démographique relative (approximativement, selon les rapports pour la région, + 3,5 à 4 % par an pour la productivité et + 0,5 à 1 % pour la population), c’est l’inverse en Afrique. On s’attend à ce que la population africaine augmente d’environ 2,5 % par an et à ce que le continent affiche une hausse de la productivité moins impressionnante, allant de 1,5 à 2,5 %. Le principal moteur de l’Afrique serait donc sa croissance démographique rapide.

Bien franchement, les investisseurs, les décideurs et le public préféreraient tous un élan de la productivité à un essor de la population. Cela favorise l’Asie. Toutefois, comme la population africaine est jeune et en forte croissance, cela pourrait laisser présager des gains de productivité plus importants à mesure que cette génération entrera sur le marché du travail et gagnera de l’expérience. Et même si ce n’est pas le cas, de nombreux secteurs d’activité sont axés sur la population brute d’un pays, y compris l’immobilier, les services publics et les produits de première nécessité.

Fait incroyable, l’ONU prévoit que la population africaine passera de 18 % – un pourcentage déjà considérable – à 38 à 40 % de la population mondiale d’ici la fin du siècle. Cela représente beaucoup de clients et de travailleurs potentiels.

3. L’économie africaine profite d’une forte demande mondiale en ressources et est particulièrement bien placée pour tirer parti de la flambée des prix des métaux de base et précieux. L’Afrique subsaharienne produit environ 30 % de l’or mondial.

4. L’Afrique est, en moyenne, beaucoup plus pauvre que l’Asie. Si elle évite les erreurs politiques majeures, elle devrait être capable de maintenir un taux de croissance économique rapide pendant des décennies. En revanche, certaines économies asiatiques comme la Chine décélèrent naturellement à mesure que leur prospérité augmente.

Cela dit, ces moteurs de croissance s’accompagnent de divers risques.

  • Comparativement à l’Asie, le continent africain présente traditionnellement un état de droit plus lacunaire, une corruption plus élevée, une gouvernance d’entreprise moins rigoureuse et une stabilité moindre.

  • Il est également exposé au secteur très cyclique des ressources.

  • Étant donné son niveau relativement peu élevé de développement, les fluctuations des devises ont tendance à être plus marquées, l’inflation est davantage volatile, et la liquidité ainsi que la capacité d’absorption des marchés sont moindres.

C’est pourquoi tous les marchés d’Afrique subsaharienne, à l’exception de l’Afrique du Sud, sont considérés comme des marchés frontières plutôt que comme des marchés émergents.

Les marchés financiers sont au courant des perspectives prometteuses de l’Afrique. L’indice S&P All Sub-Saharan Africa (ex-South Africa) a enregistré un bond remarquable de 85 % au cours de la dernière année, ce qui s’est traduit par un ratio cours-bénéfice relativement élevé de 17,6 x, soit à peine moins que celui de l’indice MSCI EM Asia à forte concentration technologique (18,9 x).

En somme, l’économie africaine progresse plus vite qu’on pourrait l’imaginer. Et ses marchés financiers en profitent. Nous avons déjà avancé que le quart de siècle actuel (2025 à 2049) serait probablement celui de l’Asie en développement, tandis que le suivant (2050 à 2074) serait celui de l’Afrique. Cependant, il y a une possibilité que nous soyons trop pessimistes et que l’heure de l’Afrique arrive plus tôt.

– EL

Les États-Unis sont-ils en train de dépasser la Chine ?

L’économie américaine connaît-elle une croissance supérieure à celle de la Chine ? Oui, mais non.

Voyons cela de plus près. En fait, le PIB nominal des États-Unis croît plus fortement que celui de la Chine depuis le quatrième trimestre de 2021, soit depuis plus de quatre ans (voir le graphique suivant). Au dernier trimestre, le taux de croissance annuel du PIB nominal des États-Unis s’est élevé à 5,4 %, contre 3,9 % pour la Chine. C’est quelque chose de nouveau, comme le montre le graphique suivant.

Le PIB nominal des États-Unis croît plus fortement que celui de la Chine

Le PIB nominal des États-Unis croît plus fortement que celui de la Chine

Chine au T4 2025, États-Unis au T3 2025. Sources : China National Bureau of Statistics (NBS), Macrobond, RBC GMA.

Par contre, la croissance du PIB réel des États-Unis (compte tenu de l’inflation) demeure considérablement plus lente. En réalité, le rythme de croissance des États-Unis est à peine supérieur à la moitié de celui de la Chine. En fin de compte, c’est cet élément qui importe le plus, car cela reflète la vitesse à laquelle la capacité productive d’une économie se développe réellement.

La différence entre la croissance du PIB nominal et la croissance du PIB réel correspond bien entendu au taux d’augmentation des prix. Justement, l’inflation aux États-Unis est positive et même légèrement élevée, tandis que la Chine flirte avec la déflation – au point où la croissance de son PIB réel est en fait plus rapide que celle de son PIB nominal (voir le graphique suivant). (Il devient évident que les données sur la croissance du PIB nominal chinois sont étranges quand on constate que même le Japon a à peu près suivi le rythme de la Chine au cours des trois dernières années !) Il n’y a rien de particulier à célébrer dans le fait d’être le pays avec le taux d’inflation le plus élevé.

La croissance du PIB nominal de la Chine est maintenant inférieure à celle de son PIB réel (données ajustées en fonction de l’inflation)

La croissance du PIB nominal de la Chine est maintenant inférieure à celle de son PIB réel (données ajustées en fonction de l’inflation)

Données au T4 2025. Sources : NBS, Macrobond, RBC GMA.

Malgré tout cela, il existe quelques petits avantages à présenter un taux de croissance du PIB nominal plus rapide.

Les finances publiques d’un pays s’améliorent souvent lorsque le PIB nominal est élevé, même si la croissance du PIB réel n’a rien d’exceptionnel. En effet, les recettes du gouvernement augmentent à peu près au même rythme que le PIB nominal, alors que bon nombre d’obligations budgétaires sont fixes.

Un PIB nominal qui croît plus vite peut aussi entraîner une hausse plus rapide des revenus et des bénéfices des entreprises. En théorie, ce sont les bénéfices réels qui devraient compter le plus, mais essayez de faire comprendre cela aux marchés financiers enthousiasmés par des bénéfices substantiels ou aux investisseurs emballés par la hausse d’un indice boursier nominal.

Par conséquent, les États-Unis peuvent se réjouir de la légère amélioration de leur situation budgétaire et financière, mais la croissance rapide du PIB réel de la Chine a incontestablement plus de poids.

EL et VL

Un indicateur précurseur de hausse des taux ?

La Reserve Bank of Australia (RBA) a relevé le taux du financement à un jour de 25 pb en février, devenant ainsi la première banque centrale d’un pays développé à inverser la tendance d’abaissement des taux suite à la pandémie (la Banque du Japon augmente aussi ses taux, mais ne les a pas relevés en 2022-23). Le marché des contrats à terme laisse entrevoir une autre hausse des taux en mai (voir le graphique suivant).

Les petites banques centrales peuvent agir plus rapidement et, parfois, devancent leurs homologues de grande taille pour ce qui est des changements de politique monétaire. Ainsi, en 2019, la RBA a commencé à réduire ses taux environ deux mois avant la Fed. Pour sa part, la Banque du Canada (BdC) a légèrement devancé la Fed dans le relèvement des taux en 2022 (et par tranches plus importantes).

Il y a donc lieu de se demander si cette décision de la RBA indique que les banques centrales du G7 pourraient bientôt lui emboîter le pas en augmentant leurs propres taux.

Contrairement aux autres banques centrales, la Reserve Bank of Australia commence à inverser la baisse des taux.

Contrairement aux autres banques centrales, la Reserve Bank of Australia commence à inverser la baisse des taux.

Au 12 février 2026. Les lignes pointillées indiquent les prix des contrats à terme. Sources : Bloomberg, RBC GMA.

Exception faite du Japon, nous pensons que la réponse est « non ». Nous prévoyons que la BdC et la BCE s’abstiendront de modifier leurs taux cette année, tandis que la Fed et la Banque d’Angleterre les abaisseront sans doute de 50 pb de plus.

Des différences importantes avec ce qui se passe pour les autres banques centrales du G7 incitent la RBA à relever ses taux d’intérêt :

L’inflation en Australie s’est nettement redressée au second semestre de 2025 et devrait rester supérieure à sa cible pendant un certain temps. La moyenne tronquée de l’inflation, la mesure de base privilégiée de la RBA, s’est accélérée d’un demi-point de pourcentage au second semestre de l’an dernier. À 3,3 % sur 12 mois, elle dépasse maintenant la fourchette cible de 2 % à 3 % de la banque centrale.

La RBA prévoit que ce taux augmentera encore à 3,7 % au milieu de l’année et ne s’attend à un retour à une inflation inférieure à 3 % qu’en 2027. Cette situation contraste avec celle d’autres marchés développés où l’inflation demeure élevée, mais ralentit (États-Unis et Royaume-Uni) ou se stabilise près des cibles des banques centrales (Canada et zone euro).

La RBA a décrit les conditions du marché du travail comme étant « un peu tendues ». En Australie, le taux de chômage a fléchi au cours des derniers mois. Ilse situe maintenant en deçà de l’estimation de la RBA d’un taux compatible avec le plein emploi et une inflation stable.

Les taux de chômage ont reculé récemment au Canada et aux États-Unis. Dans la zone euro, il se situe à son plus bas niveau dans l’histoire du bloc monétaire, tandis qu’il est en hausse au Royaume-Uni. Dans tous les cas, cependant, les derniers relevés avoisinent les estimations des niveaux durables à long terme (États-Unis et zone euro) ou leur sont légèrement supérieurs (Canada et Royaume-Uni), ce qui laisse croire que le marché du travail n’est pas trop tendu.

Sur le marché du logement en Australie, l’un des secteurs économiques les plus sensibles aux taux d’intérêt, l’activité et les prix « continuent de se redresser ». La situation est différente ailleurs.

 Le marché du logement reste faible au Canada et aux États-Unis. Il a généralement ralenti au Royaume-Uni, mais montre des signes de stabilisation, et son redressement s’essouffle dans la zone euro. L’Australie connaît une croissance des prix des logements plus rapide que dans tous les pays du G7, et c’est le seul de ces marchés à afficher un indice d’« exubérance » positif (selon la Federal Reserve Bank de Dallas), ce qui laisse croire que les prix pourraient prendre de l’avance sur les données fondamentales.

La RBA affirme que l’incertitude a eu « peu ou pas d’effet négatif sur l’économie australienne ». Cette situation contraste nettement avec celle du Canada, autre pays exportateur de marchandises, petit et ouvert. En effet, la BdC a indiqué dans son dernier communiqué que « l’incertitude et les restrictions commerciales des États-Unis continuent de perturber la croissance au Canada. » Les préoccupations concernant l’avenir de l’AEUMC, qui semblent de moins en moins susceptibles d’être résolues d’ici le milieu de l’année, figurent parmi les principales raisons pour lesquelles nous pensons que la BdC restera sur la touche en 2026.

En raison de ces différences, il est peu probable selon nous que d’autres banques centrales emboîtent le pas à la RBA. Les facteurs mentionnés ci-dessus laissent néanmoins entrevoir dans quels pays un durcissement de ton pourrait avoir lieu. Les banques centrales sont peut-être prêtes à tolérer une inflation supérieure à leur cible tant que la tendance est dans la bonne direction, mais leur tolérance à l’égard d’une hausse de l’inflation pourrait être limitée lorsque le niveau des prix est déjà très élevé. De nouvelles améliorations des conditions du marché de l’emploi seraient bienvenues. Toutefois, si les taux de chômage reculaient davantage, les États-Unis et la zone euro pourraient se rapprocher d’un marché du travail « tendu ».

Pour la BdC, une résolution du climat d’incertitude entourant la politique commerciale, qui favoriserait la confiance des investisseurs, pourrait ouvrir la voie à un léger resserrement, ce qui ramènerait le taux directeur à un niveau plus neutre.

- JN

Regard sur l’autre côté de l’Atlantique

Les dernières estimations de la croissance du PIB au 4e trimestre nous permettent de clore pour de bon l’année 2025. L’an dernier, l’économie du Royaume-Uni a progressé de 1,0 %, tandis que celle de la zone euro a progressé de 1,3 %, les deux sur la base d’un T4 à l’autre (notre mesure préférée). Le taux de croissance potentielle des deux économies se situe sans doute aux alentours de 1,3 %, ce qui fait de 2025 une année décevante pour le Royaume-Uni, mais une année à peu près dans la moyenne pour la zone euro. Nous pensons qu’il y a place à amélioration dans les deux économies en 2026 :

La politique monétaire est devenue moins restrictive. La BCE semble être fermement en mode attente, ayant réduit son taux des dépôts de moitié, le faisant passer de 4 % à 2 %. La politique monétaire est maintenant neutre, c’est-à-dire qu’elle ne stimule pas la croissance ni ne la ralentit, et les effets des baisses antérieures de taux se font encore sentir dans l’économie. Le marché évalue même le risque d’une nouvelle baisse des taux si l’appréciation de la monnaie pousse l’inflation en deçà de l’objectif fixé cette année.

La Banque d’Angleterre a été plus lente à réduire ses restrictions, mais elle a abaissé son taux directeur en décembre et devrait le faire à nouveau en mars, soit un peu plus tôt qu’on ne s’y attendait. Nous pensons qu’il y aura une autre baisse par la suite, ce qui ramènerait les taux d’intérêt à un niveau plus neutre. Là encore, l’effet à retardement des baisses de taux antérieures sera favorable en 2026.

La politique budgétaire est carrément stimulante dans la zone euro et moins néfaste qu’on le craignait au Royaume-Uni. L’Allemagne augmente ses dépenses en infrastructures, les dépenses liées à la défense augmentent dans toute l’Europe, et un mouvement s’accentue pour que des projets de travaux publics soient lancés avant l’expiration des fonds non dépensés pour la relance post-pandémie.

Dans son budget de l’automne dernier, le Royaume-Uni a remis l’assainissement budgétaire nécessaire à plus tard, sans aller à contre-courant des investisseurs en obligations d’État qui restent méfiants. On observe même une légère hausse des dépenses sociales à court terme et des mesures d’accessibilité. La diminution de l’incertitude à l’égard de la politique budgétaire au Royaume-Uni devrait aussi favoriser les dépenses en immobilisations des entreprises : les indices PMI se sont améliorés depuis le dépôt du budget et ont atteint leur plus haut niveau en 17 mois en janvier.

Nous pensons que les consommateurs peuvent faire un peu plus d’efforts cette année. Le ralentissement de l’inflation devrait contribuer à atténuer les problèmes d’accessibilité : l’inflation dans la zone euro a même glissé légèrement en dessous de la cible de 2 % de la BCE et devrait y rester tout au long de l’année. La vigueur du marché de l’emploi – le taux de chômage étant le plus bas de l’histoire du bloc monétaire – appuie également la croissance des salaires.

Au Royaume-Uni, l’inflation des salaires et des prix ralentit simultanément, même si les mesures budgétaires devraient faire baisser l’inflation au printemps. Les consommateurs des deux économies ont augmenté leur épargne au cours des dernières années (voir le graphique suivant), mais au Royaume-Uni, le taux d’épargne commence à baisser. Nous pensons toutefois que la zone euro pourrait suivre cette tendance, à mesure que s’améliore la confiance des consommateurs. Cela permettrait de débloquer des dépenses au-delà du revenu disponible.

Les taux d’épargne des ménages de la zone euro et du Royaume-Uni pourraient baisser, ce qui favorisera les dépenses.

Les taux d’épargne des ménages de la zone euro et du Royaume-Uni pourraient baisser, ce qui favorisera les dépenses.

Au troisième trimestre de 2025. Sources : UK Office for National Statistics (ONS), Eurostat, Macrobond, RBC GMA.

Il y a évidemment des risques sur les perspectives. L’euro est déjà en hausse de 13 % d’une année sur l’autre et une nouvelle appréciation pourrait accroître les problèmes de compétitivité du secteur manufacturier. Le déploiement des dépenses d’infrastructure en Allemagne a été plus lent que prévu et pourrait encore être retardé, même si nous commençons à voir des signes de stimulation budgétaire.

 Au Royaume-Uni, l’incertitude politique a refait surface en raison des questions entourant le leadership du premier ministre Starmer. Tout changement d’orientation budgétaire risque de perturber le marché des obligations d’État et de resserrer les conditions financières. Dans les deux économies, si les consommateurs demeurent prudents, les dépenses pourraient décevoir les attentes.

Dans l’ensemble, nous croyons toutefois que les prévisions générales d’une croissance de 1,4 % (T4 sur T4) au Royaume-Uni et dans la zone euro pourraient être revues à la hausse cette année.

– JN

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