La guerre en Iran a rendu les perspectives très incertaines et élargi l’éventail des scénarios possibles pour l’économie et les marchés financiers. Malgré l’intensification des risques, notre scénario de base prévoit toujours une poursuite de la croissance économique, soutenue par divers facteurs favorables. Dans ce contexte, les actions devraient surpasser les obligations, en particulier dans les régions autres que les États-Unis, où les valorisations sont relativement attrayantes.
Économie
Il est peu probable que la guerre en Iran et les préoccupations entourant l’intelligence artificielle (IA) provoquent un choc majeur : les prix du pétrole devraient reculer dans les prochains mois, et certains scénarios positifs liés à l’IA viennent contrebalancer les scénarios négatifs.
Les perspectives économiques demeurent raisonnablement favorables grâce à divers facteurs, notamment les baisses de taux d’intérêt de l’an dernier, le soutien budgétaire ainsi que les dépenses en immobilisations et les gains de productivité liés à l’IA.
Par ailleurs, nos prévisions de croissance économique pour 2026 dépassent la moyenne dans la plupart des cas.
Les progrès en matière d’inflation devraient reprendre et l’inflation liée à l’énergie devrait se résorber lorsque l’approvisionnement énergétique en provenance du Moyen-Orient reviendra à la normale.
Croissance du PIB des pays développés prévue par RBC GMA
Nota : Au 06/03/2026. Source : RBC GMA
Titres à revenu fixe
Les taux obligataires ont grimpé vers la limite supérieure d’une fourchette de 3,94 % à 4,30 % au début de mars, les investisseurs craignant que la guerre en Iran n’accélère l’inflation.
Aux niveaux actuels, les taux obligataires sont supérieurs au point d’équilibre estimé par nos modèles et ne témoignent que d’un risque d’évaluation modeste.
Nous prévoyons des rendements inférieurs à 5 %, avec des taux obligataires globalement stables, car le choc des prix de l’énergie et le gonflement des déficits publics contrebalancent nos hypothèses modélisées d’un ralentissement de l’inflation et d’un recul des taux réels (corrigés de l’inflation).
La rémunération pour le risque supplémentaire des obligations de sociétés par rapport aux obligations d’État est historiquement faible, mais le rendement en revenu global reste attrayant comparativement aux niveaux extrêmement bas observés immédiatement après la pandémie.
Taux des obligations du Trésor américain à 10 ans
Fourchette d’équilibre
Nota : Au 28 février 2026. Source : RBC GMA
Marchés boursiers
Les gains des marchés boursiers, soutenus par une croissance économique robuste et une forte hausse des dépenses liées à l’IA, ont porté notre indicateur composite des valorisations boursières mondiales à son plus haut niveau depuis le début de 2022.
Une solide croissance des bénéfices est attendue presque partout au cours des deux prochaines années ; toutefois, les indices hors du segment des sociétés américaines à grande capitalisation pourraient offrir un accès à cette croissance à meilleur prix.
Les investisseurs ont délaissé les actions américaines de sociétés à grande capitalisation pour se tourner vers d’autres régions, mais il reste à voir si la surperformance des actions non américaines pourra se maintenir.
L’IA a été le thème dominant : les investisseurs se sont rués vers les sociétés ayant bénéficié d’importantes dépenses en immobilisations et ont boudé celles jugées vulnérables aux perturbations liées à l’IA.
Indice composite des marchés boursiers mondiaux
Indices des marchés boursiers par rapport au point d’équilibre
Nota : Au 28 février 2026. Source : RBC GMA