Nous sommes heureux de vous présenter notre rapport 2026, qui met en évidence les thèmes qui ont marqué les marchés privés en 2025, et expose nos perspectives pour l’année à venir.
Après une période plutôt tumultueuse consécutive à la pandémie de COVID-19, début 2025, les prévisions générales pour les marchés privés tablaient sur une certaine normalisation. L’évolution de la politique commerciale américaine, notamment au début de l’année, a eu pour effet de prolonger certaines difficultés, tandis que le second semestre a été dominé par des questions relatives à la pérennité des niveaux de valorisation liés à l’IA et aux besoins en capitaux associés pour l’avenir.
De manière générale, la résilience persistante de l’économie mondiale et l’offre élevée en capital sur les marchés du crédit ont favorisé de solides résultats d’exploitation sur la plupart des segments des marchés privés et ont limité les préoccupations en matière de solvabilité à quelques cas isolés. De plus, l’expansion budgétaire mondiale visant à stimuler le renouvellement et le développement des infrastructures et à rendre le logement plus abordable a créé un contexte favorable à l’investissement. L’engouement continu pour l’intelligence artificielle (et les besoins en capital et en énergie qu’elle entraîne), les efforts récurrents de décarbonation et la reconfiguration des chaînes logistiques créent également d’importantes occasions et exercent une pression sur les valorisations et la demande. Cette période offre un large éventail de possibilités de placement aux investisseurs disposant de liquidités. Ils doivent cependant faire preuve de discipline en matière d’entrée et, surtout, de sortie d’investissement.
Quelques segments d’opérations limitées ont créé des problèmes de liquidité pour certains secteurs du marché privé, bloquant une partie des fonds disponibles dans des investissements existants et créant une certaine incertitude quant au calendrier de réalisation et aux valorisations. Dans une certaine mesure, la croissance du marché secondaire a allégé une partie de la pression sur la liquidité, offrant aux propriétaires de société en commandite un mécanisme de liquidité alternatif, bien qu’à prix réduit. Nous prévoyons que la stabilisation de l’inflation et des taux d’intérêt, amorcée en 2024 et poursuivie en 2025, ainsi que la normalisation des modèles commerciaux mondiaux, conduiront à une hausse du volume des opérations sur les marchés privés et à des valorisations d’actifs plus justes. La gestion de la liquidité restera un thème majeur pour les investisseurs et les allocateurs de capitaux ce qui pourrait conduire à une reconfiguration des portefeuilles des marchés privés pour mieux aligner les besoins de liquidité sur le profil des investissements.
La dispersion des rendements est également restée une caractéristique majeure des marchés privés en 2025. Les actifs de meilleure qualité, financés avec des niveaux d’endettement supportables, ont en effet enregistré des rendements supérieurs. Compte tenu du ralentissement économique potentiel et de l’incertitude persistante quant aux valorisations sur les marchés publics, nous prévoyons une poursuite du rendement supérieur des titres de qualité à moyen terme. Les marchés privés du crédit ont connu une croissance très rapide au cours des deux dernières années. Certains signaux suggèrent que les prêteurs privés très exposés aux prêts à haut risque et s’appuyant sur les marchés obligataires pour financer leurs programmes d’investissement, connaissent des tensions. En revanche, les placements de crédit garantis, tels que les prêts hypothécaires commerciaux, offrent aux investisseurs la possibilité d’obtenir des rendements stables tout en bénéficiant d’une meilleure protection contre les risques de baisse par rapport aux stratégies traditionnelles de financement privé.
En résumé, divers facteurs d’impact créent un contexte intéressant, bien que contrasté, pour les marchés privés à l’approche de 2026. Nous pensons que les investisseurs bénéficieront de nombreuses occasions de placement, de valorisations plus claires et d’un volume d’opérations croissant. Ils devront cependant faire preuve d’une grande discipline dans l’affectation de leurs capitaux à long terme. Les actifs privés capables de maintenir un niveau de rendement solide devraient voir leur valorisation augmenter à mesure que la confiance s’améliore et que les capitaux se détournent des secteurs jugés surévalués. Le chemin vers la rentabilité pourrait être soumis à certaines fluctuations alors que l’économie mondiale s’adapte à une nouvelle orientation. En revanche, pour les investisseurs à long terme, le point d’entrée pour de nouvelles occasions de placement sélectif semble attractif.
Le rapport complet comporte trois sections clés consacrées à l’immobilier, aux infrastructures et aux prêts hypothécaires commerciaux. Pour en savoir plus sur les thèmes qui ont influé sur ces catégories d’actifs en 2025, sur nos perspectives pour l’année à venir et sur notre approche de placement, cliquez ici.