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1 minutes pour lire Par  R.Cavallo, CFA, M.Montanari, CFA 19 janvier 2026

Dans cet épisode, nous examinons deux importantes nouvelles qui créent des remous dans le secteur technologique. Tout d’abord, nous décortiquons l’annonce de partenariat entre NVIDIA et Eli Lilly, et ce qu’elle signifie pour les deux sociétés. Nous abordons ensuite certaines activités récentes de fusion et d’acquisition dans le secteur médical. Nous terminons l’épisode par quelques réflexions sur les dernières avancées en matière d’intelligence artificielle, en nous penchant sur le lancement de Claude Opus 4.5, ce qu’il apporte et son importance pour l’avenir de l’IA.

(en anglais seulement)

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Transcription

Jordan Wong : Bonjour à tous. Bienvenue à Parlons technologie. Je m’appelle Jordan Wong et, comme toujours, je suis accompagné de Marcello Montanari et de Rob Cavallo, tous deux premiers directeurs généraux et premiers gestionnaires de portefeuille au sein de l’équipe Actions nord-américaines de RBC GMA, surtout reconnus pour leur travail à la tête du Fonds de sciences biologiques et de technologie RBC et du Fonds mondial de technologie RBC.

Nous animons cette webémission une fois par mois pour parler de tout ce qui a trait à la technologie et aux soins de santé. Messieurs, ravi de vous retrouver.

Marcello Montanari : Bonjour.

Jordan Wong : Commençons sans plus tarder. Nous avons plusieurs sujets à aborder. Pour l’épisode de ce mois-ci, j’aimerais que nous nous concentrions sur les actualités récentes du secteur de la santé. Une annonce qui a fait beaucoup parler est sortie l’autre jour concernant Nvidia et Eli Lilly, et Robert, j’aimerais beaucoup savoir ce que vous en pensez. Vers la fin de l’émission, nous parlerons aussi du tout dernier grand modèle de langage d’Anthropic : Claude Code. Rob, pourriez-vous commencer par nous faire part de vos réflexions initiales à propos de l’annonce du partenariat d’un milliard de dollars entre Nvidia et Lilly, et de ce que cela pourrait signifier pour ces deux entreprises ? Je suis curieux de connaître vos premières réactions, ainsi que celles du marché.

Rob Cavallo : Certainement, Jordan. Je dirais qu’il est important ici de réfléchir en termes d’horizon temporel. C’est une annonce très intéressante, et ce partenariat devrait avoir des effets positifs pour Lilly à long terme. Je ne pense toutefois pas qu’il s’agisse d’un cas isolé propre à Lilly. Je pense que, dans le secteur biopharmaceutique, un grand nombre de sociétés s’associeront à Nvidia ou à d’autres acteurs capables de développer des modèles et des environnements d’IA spécifiquement conçus pour les besoins de cette industrie. On est ici très loin des grands modèles de langage ouverts ou généralistes, conçus pour des usages transversaux dans une multitude de secteurs. Concrètement, Nvidia apporte son expertise et sa puissance de calcul pour développer un environnement infonuagique dédié à la santé, tandis que Lilly met à contribution ses données et certains de ses outils de découverte de médicaments. Ensuite, on pourra constater ce que cette collaboration permet réellement d’accomplir. Pour être tout à fait honnête, je ne pense pas que l’on verra des résultats tangibles dès 2026.

On en parlera, bien sûr. Le sujet reviendra lors des conférences téléphoniques, où l’on cherchera à déterminer si la collaboration produit déjà des effets. Mais je ne miserais pas sur des résultats tangibles en 2026. Il est possible qu’en 2027, Lilly commence à signaler qu’elle a pu accélérer certaines étapes de la découverte précoce de médicaments et amener un candidat plus rapidement vers les premiers tests précliniques, de manière plus rapide ou plus rentable.

Et encore une fois, ce sera une tendance qui touchera l’ensemble de l’industrie, et non seulement Lilly, même si l’entreprise est aujourd’hui le chef de file dans ce domaine. Il est donc logique que cette première collaboration se fasse avec Lilly.

Cela dit, Nvidia travaille depuis de nombreuses années au développement d’environnements infonuagiques d’IA dédiés au secteur de la santé. L’entreprise a repéré plusieurs secteurs verticaux de l’économie qui demandent une expertise très spécialisée, pour lesquels il n’existe pas de solutions « prêtes à l’emploi » chez AWS, Azure ou d’autres fournisseurs de services infonagique.

Ce n’est donc pas une initiative improvisée : c’est un projet en maturation depuis au moins cinq ans, probablement davantage. L’annonce est évidemment une très bonne nouvelle, mais je resterais prudent quant à la rapidité avec laquelle on verra des résultats concrets.

Dans cette perspective, cette collaboration reflète notre vision : la santé sera l’un des domaines clés pour le déploiement de l’IA dans l’économie. Au cours des cinq prochaines années, de réels bénéfices commenceront à se matérialiser dans différentes branches de ce secteur, y compris la biopharmaceutique.

Jordan Wong : Et pensez-vous, Rob, qu’il s’agit en quelque sorte du premier domino à tomber ? Est‑ce que cela pourrait inciter d’autres acteurs, notamment les concurrents de Lilly, à accélérer leurs propres initiatives ?

Rob Cavallo: D’après les discussions que j’ai avec les équipes de direction, toutes les entreprises travaillent déjà à intégrer l’intelligence artificielle dans différentes fonctions. Une partie de ces initiatives concerne la découverte de médicaments, une autre les processus cliniques, notamment l’identification des patients, et une autre encore la préparation des dossiers réglementaires. Les sociétés sont donc déjà engagées dans cette transition.

Je ne serais pas surpris de voir une autre annonce impliquant Nvidia. Les premiers noms qui me viennent à l’esprit sont AstraZeneca, Roche ou Merck, et peut‑être même Vertex. Ce mouvement va se généraliser et il ne sera pas propre à Lilly.

Le calendrier reste incertain, mais je pense que nous ne voyons ici que la première d’une série d’annonces du même type.

Jordan Wong : D’accord. Cela augure peut‑être bien pour ma prédiction audacieuse de décembre, nous verrons. Rob, il y a eu récemment un peu d’activité en fusions et acquisitions dans le secteur de la santé, autour d’une entreprise que peu de gens connaissent, mais que vous suivez depuis un moment. Pouvez-vous nous résumer la situation ?

Rob Cavallo: En fait, ce matin même, une annonce très positive est tombée concernant Penumbra, une société de taille moyenne que nous détenons en portefeuille. Boston Scientific a annoncé son intention de l’acquérir. Penumbra est un chef de file dans une technologie utilisée pour plusieurs affections neurologiques, mais sa spécialité principale reste le traitement des AVC, c’est-à-dire le retrait des caillots sanguins. Pour simplifier les choses, disons qu’il s’agit d’une technologie de premier plan pour retirer les caillots sanguins.

Penumbra faisait partie de ces sociétés pour lesquelles l’intérêt stratégique de plusieurs acteurs était évident depuis longtemps. Les modalités de l’accord prévoient, si je ne me trompe pas, une prime de plus de vingt pour cent sur le cours moyen récent.

Je ne vois pas d’obstacles particuliers à la finalisation de la transaction et cela me semble de bon augure pour l’activité de fusions et acquisitions dans l’ensemble du secteur des soins de santé. Je m’attends d’ailleurs à davantage de mouvements dans la biopharmaceutique. Les grandes capitalisations ont des besoins spécifiques et de nombreuses sociétés de taille moyenne sont, très franchement, prêtes à changer de mains.

Espérons que ce soit le début d’une tendance dans le secteur, qui pourrait ramener un intérêt plus large pour la santé, un domaine que nous estimons déjà bien positionné pour 2026. Ce regain d’activité pourrait devenir un moteur supplémentaire de performance.

Jordan Wong : L’an dernier, nous n’avons pas beaucoup parlé de fusions et acquisitions dans le secteur des soins de santé. Diriez‑vous que 2026 pourrait offrir un environnement plus propice à une hausse de l’activité dans ce domaine ?

Rob Cavallo : C’est un secteur où les transactions sont constantes. Nous avons commencé à voir un regain d’activité vers la fin de l’année dernière, notamment plusieurs opérations en biopharmaceutique. Rien de gigantesque, mais je pense que l’activité va s’intensifier à mesure que les grands laboratoires se sentiront plus à l’aise avec les tarifs et l’environnement de prix des médicaments et commenceront à réinvestir.

Il existait également un écart entre les valorisations attendues par les sociétés de biotechnologie et ce que le marché était disposé à payer. Cet écart est en train de se résorber. Le différentiel entre acheteurs et vendeurs revient vers un point d’équilibre, et je ne serais pas surpris de voir l’activité continuer de s’accélérer dans l’ensemble du secteur.

Jordan Wong : Merci, ce commentaire est vraiment utile. Marcello, il y a eu des nouvelles intéressantes du côté d’Anthropic, avec Claude Code.

Marcello Montanari : Opus 4.5.

Jordan Wong : Opus 4.5, oui. Vous observez la situation de près et notez un fort enthousiasme autour de cette évolution. Je n’ai pas de question précise, je vous laisse nous expliquer ce que c’est, ce que cela implique et comment vous voyez les choses.

Marcello Montanari : Si l’on prend un peu de recul, on constate que l’infrastructure de l’intelligence artificielle, qu’il s’agisse des fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle ou des modèles, s’organise en écosystèmes. Il existe un écosystème OpenAI associé à Microsoft, à Oracle et à CoreWeave, dans lequel Nvidia joue un rôle majeur. Il y a l’écosystème Google, qui comprend notamment Broadcom. Au Canada, nous avons Celestica. Ensuite, il y a Anthropic, son partenaire le plus proche, et il me semble qu’Amazon détient un peu moins de 20 % de l’entreprise. Jusqu’ici, Anthropic utilisait surtout les puces Trainium et Inferentia, conçues par Amazon.

Elle recourt toutefois de plus en plus à d’autres types de puces et plusieurs annonces récentes vont dans ce sens. Nous suivons de près l’évolution des modèles et, juste avant Noël, Claude Code dans sa version Opus 4.5 est sorti. Comme vous le savez, nous observons attentivement les communautés de développeurs, la façon dont elles réagissent, et cela nous avait déjà permis de voir, au printemps dernier, que l’écosystème Google prenait clairement de l’avance. Les modèles Gemini, Gemma et Nano Banana ont surpris tout le monde par leur niveau de performance exceptionnel.

Et aujourd’hui, nous voyons un peu la même dynamique avec Opus 4.5 dans le domaine du codage. Quand on écoute des gens qui savent vraiment de quoi ils parlent, on voit bien à quel point ces outils changent la donne. Tobi Lütke, de Shopify, en est un excellent exemple : c’est un programmeur hors pair. Il sait ce qu’il fait. Il a même publié sur X qu’il avait produit plus de code en trois semaines que durant la décennie précédente. Il exagère sans doute un peu, mais toujours est-il qu’il vante l’efficacité de l’outil. En gros, Opus 4.5 offre un cadre de développement qui aide les programmeurs à créer des applications, et cela s’inscrit dans une tendance qui remonte déjà à longtemps.

Il fut un temps où seuls ceux qui programmaient directement au niveau des puces pouvaient coder. Puis sont apparues des couches d’abstraction successives : d’abord les systèmes d’exploitation, qui ont simplifié l’accès au matériel, puis les applications, qui ont encore facilité la création de logiciels.

Pensons à Excel, qui contient des macros. À chaque étape, de plus en plus de gens ont pu aller plus loin dans la machine, la programmer, lui donner des instructions. Et aujourd’hui, nous en sommes au point où l’on peut programmer en langage naturel, ce qui change complètement la donne.

Nous démocratisons le codage des machines.

Jordan Wong : L’avez-vous utilisé ?

Marcello Montanari : Pas Claude Code. Par contre, l’un de nos développeurs m’a convaincu de passer quelques heures dans la plateforme Google Antigravity. J’y ai carrément programmé ma propre appli. Je me suis connecté, j’ai regardé quelques vidéos d’autres utilisateurs, j’ai repris l’un des cadres de développement qu’ils utilisaient, j’ai modifié les paramètres selon ce que je voulais, et j’ai créé mon application.

La dernière fois que j’ai codé, c’était à l’époque du Commodore 64. Au fond, cette évolution marque un véritable changement de paradigme : la programmation devient accessible à tous et la génération de code se fait désormais de manière directe, les machines prenant en charge l’exécution des tâches. 

La bonne tenue du titre Amazon ces dernières semaines n’a probablement rien d’un hasard : le phénomène s’inscrit pleinement dans cet écosystème. Il reste beaucoup à faire de notre côté, mais l’enjeu semble particulièrement significatif.

Pour certains, c’est un moment équivalent à l’arrivée de ChatGPT ; pour d’autres, une réinvention de l’imprimerie. Ces parallèles sont suffisamment forts pour justifier une attention soutenue. En revanche, cela ajoute une couche de pression supplémentaire sur les valeurs logicielles. Parfois c’est justifié, souvent ça ne l’est pas. Le marché suit sa propre logique et, en ce moment, il malmène l’ensemble des sociétés logicielles.

Jordan Wong : Pour aller un peu plus loin, le secteur logiciel a été fortement chahuté récemment. Quelle est votre approche d’investissement dans ce contexte ? Voyez‑vous des occasions pour 2026 et au‑delà, ou privilégiez‑vous une autre stratégie ?

Marcello Montanari : Une dimension d’incertitude demeure inévitable dans ce secteur. D’abord, les valorisations ont baissé, et pour certains titres, cela crée des occasions. Mais aujourd’hui, le sentiment à l’égard du secteur logiciel est extrêmement négatif, et il s’est détérioré très rapidement. Le marché exagère toujours, à la baisse comme à la hausse.

Je m’attends donc à une forme de rééquilibrage. L’enjeu central réside dans la vulnérabilité d’un certain nombre d’entreprises logicielles, dont les applications pourraient manquer de sophistication ou d’expertise métier pour soutenir la comparaison.

Pour simplifier, appelons‑les des applications simples, des applis qui peuvent être copiées très rapidement. Et puis il y a des systèmes très complexes, comme les systèmes de planification des ressources, les systèmes de gestion relationnelle, qui constituent les véritables systèmes d’enregistrement de référence.

Ils automatisent une multitude de processus. Les reproduire est extrêmement difficile, et avec toutes les intégrations – entre systèmes, avec les clients, les fournisseurs, etc. – plus un système a de tentacules, plus il est difficile à remplacer.

Nous avons naturellement tendance à nous orienter vers ce type de situations. L’analyse reste ici assez simple. Je ne citerai toutefois aucun nom, afin de rester en bons termes avec les instances concernées, mais nous suivons cela de près. Je pense qu’on va voir ces grands fournisseurs intégrer toutes sortes de solutions d’IA, d’interfaces, d’agents, ce qui augmentera la valeur de leur offre et les rendra encore plus incontournables.

Cette relation comporte deux dimensions : financière et opérationnelle.

Changer les habitudes d’une entreprise est extrêmement difficile. Vous utilisez Oracle depuis quinze ans, et soudain on vous dit qu’on va vous faire passer à un outil codé par le service de la comptabilité…

Rob Cavallo : J’aimerais ajouter un élément. Il est aussi important de savoir quelles sont les entreprises qui sont prêtes à adapter leur modèle opérationnel et à repenser leur modèle de revenus. Qui est disposé à consentir un effort initial en vue d’un bénéfice à plus long terme ? Cela pourrait jouer un rôle déterminant. Je dis cela humblement, depuis ma position d’observateur extérieur.

Marcello Montanari : Oui, en effet. Nous avons déjà observé ce phénomène lors du passage des logiciels installés sur site au modèle des logiciels-services. Au bout du compte, toutes les entreprises ont effectué la transition. Nous allons donc sans doute voir de plus en plus de transitions vers ce qu’on appelle la tarification à l’usage, et ce genre d’approches. Mais, de plus en plus, on va également entendre parler de tarification fondée sur la valeur, et d’autres modèles du même ordre.

Marcello Montanari : Je suis certain que nous commencerons à voir des entreprises faire évoluer leur modèle de revenus, entre autres transformations. 

Jordan Wong : Excellent.

Marcello Montanari : Pour revenir à Nvidia, Rob parlait du secteur de la santé : Nvidia signe des accords dans une multitude de verticales. L’entreprise est présente dans nombre de secteurs et, en écoutant Rob, j’ai repensé à l’annonce majeure faite il y a une ou deux semaines par Nvidia avec Boston Dynamics, la société de robotique célèbre pour ses chiens robotisés. Outre ses chiens robotisés, l’entreprise propose également un humanoïde qui, auparavant hydraulique, est désormais entièrement électronique et électrique. Et soit dit en passant, l’entreprise appartient à Hyundai Motor Corp, ce que beaucoup ignorent. Hyundai collabore d’ailleurs directement avec Google et s’implique dans quantité de secteurs et de créneaux.

Jordan Wong : Tout ceci est fascinant. L’année 2026 s’annonce passionnante et riche en sujets à couvrir dans ce balado. Avant de conclure, Marcello, vous avez mentionné avoir développé une appli pendant les Fêtes. Pouvez-nous nous en dire un mot ?

Marcello Montanari : C’est une petite application qui interroge la base EDGAR de la SEC. Elle couvrait au départ les sept derniers jours, puis j’ai fait passer la période à 14 jours. Elle comporte deux boutons, un « sept » et un « quatorze », et cherche dans les déclarations officielles pour voir si des entreprises ont perdu leur directeur des ventes, leur directeur des ventes mondiales ou leur directeur marketing, bref, toute personne liée aux ventes et au chiffre d’affaires, directeur marketing et autres, afin de vérifier si l’un d’eux a quitté son poste.

Au début, je pensais que ça ne fonctionnait pas : j’appuyais sur le sept, et rien ne se passait.  Après quelques jours, j’ai ajouté le quatorze et j’ai obtenu un résultat. J’ai oublié le nom de l’entreprise, mais il s’agissait d’une petite société cotée en bourse, qui ne fait pas partie du S&P500. Donc ça semble fonctionner. Dans la plateforme, l’utilisateur n’a qu’à répondre aux questions au fur et à mesure, et voit comment le code est généré.

En gros, c’est un processus interactif au terme duquel une application est créée. Le seul problème, c’est qu’à RBC, nous ne sommes pas autorisés à utiliser un outil qui a été développé ailleurs. L’appli est donc confinée dans mon ordinateur à la maison.

Jordan Wong : Elle ne sera donc probablement pas offerte dans la boutique App Store prochainement ?

Marcello Montanari : J’en doute.

Jordan Wong : Eh bien il faudra vivre sans.

Cet entretien était très édifiant. Merci beaucoup, messieurs, pour votre temps et vos analyses si précieuses. C’est tout pour aujourd’hui, et on se retrouve le mois prochain. Prenez soin de vous. Merci à tous nos auditeurs.

Rob Cavallo : Merci.

Marcello Montanari : Merci beaucoup.

Jordan Wong : À bientôt.

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