Rejoignez Jordan Wong ainsi que les premier gestionnaires de portefeuille Marcelo Montanari (qui nous appelle depuis Aruba) et Rob Cavallo pour une analyse des dernières évolutions des marchés axés sur l’IA. L’épisode de ce mois-ci porte sur la divergence marquée entre les résultats de Meta et ceux de Google malgré la forte croissance des deux sociétés, l’importante pénurie de mémoire vive qui propulse les actions de Micron et des sociétés de semiconducteurs vers de nouveaux sommets, et l’émergence des fournisseurs de services néo-infonuagiques en tant qu’acteurs clés dans le secteur des infrastructures.
L’équipe discute également des ambitions potentielles d’OpenAI en matière de téléphones intelligents, des occasions que présente pour Moderna le développement d’un vaccin contre l’hantavirus, et de ce que le partenariat entre xAI et Anthropic révèle de la stratégie d’Elon Musk à l’approche d’un possible PAPE de SpaceX.
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Transcription
Jordan Wong - Spécialiste en portefeuille
Robert Cavallo, CFA - Premier directeur général et premier gestionnaire de portefeuille, Actions nord-américaines
Marcello Montanari, CFA - Premier directeur général et premier gestionnaire de portefeuille, Actions nord-américaines
Jordan : C’est parti ! Bonjour à tous. Bienvenue à Parlons technologie. Si vous nous écoutez pour la première fois, je m’appelle Jordan Wong, et je suis accompagné de mes complices habituels, Marcello Montanari et Rob Cavallo, tous deux premiers directeurs généraux et premiers gestionnaires de portefeuille, Actions nord-américaines, à RBC GMA. Marcello et Rob gèrent plusieurs stratégies de croissance, notamment le Fonds de sciences biologiques et de technologie RBC et le Fonds mondial de technologie RBC.
Étant donné la manière dont les choses évoluent et la rapidité des progrès technologiques et de l’innovation, nous nous réunissons chaque mois pour parler de tout ce qui concerne la technologie et les soins de santé. Messieurs, merci d’être fidèles au poste. Et un grand merci à Marcello ! Je sais que vous êtes en vacances. Vous nous appelez d’Aruba et nous vous en sommes très reconnaissants.
Bon. Avant d’entrer dans le vif du sujet de ce mois-ci, j’aimerais dire un mot, alors que plus de quatre mois se sont écoulés depuis le début de l’année. De toute évidence, l’IA est le thème dominant sur le marché boursier américain. Marcello, vous avez les statistiques, mais en gros, ce sont 35 à 40 sociétés qui sont à l’origine de toutes les révisions à la hausse des bénéfices du S&P 500.
Toutes ces actions sont des entreprises liées à l’IA, principalement dans les domaines du matériel technologique et de la mémoire à semi-conducteurs. Mais il y a aussi un certain nombre d’entreprises du secteur industriel qui participent activement à cette expansion. Ce thème reste donc très fort. Cela dit, la volatilité sous-jacente est élevée. Les titres des semi-conducteurs et des puces de mémoire se portent très bien.
Parallèlement, les entreprises de logiciels traditionnelles ont subi d’importantes perturbations. L’IA remet en question les modèles d’affaires et les perspectives de croissance à long terme des sociétés de logiciels. Pour l’épisode d’aujourd’hui, j’aimerais qu’on parle de la dernière période de publication des bénéfices, notamment de ceux de Meta et de Google.
Le jour où ces deux sociétés ont publié leurs résultats, les cours de leurs actions sont partis dans des directions opposées. L’action de Google a monté, mais celle de Meta a baissé. Je pourrais peut-être commencer par vous demander votre avis sur les raisons de cette divergence. Avez-vous vu quelque chose durant la récente période de publication des bénéfices qui a modifié ou renforcé vos perspectives à l’égard de ces deux sociétés ?
Marcello : Oui, effectivement. J’aimerais d’abord préciser quelque chose. Nous n’avons pas fait de calcul depuis le dernier trimestre. Mais avant le dernier trimestre, une quarantaine de sociétés ont généré la moitié de la croissance des bénéfices et les quelque 460 autres sociétés ont généré l’autre moitié.
Ça vous donne un ordre de grandeur. On observe quelque chose de similaire dans la capitalisation boursière de certaines de ces sociétés. Alors, effectivement, Google et Meta ont suivi des trajectoires divergentes. Les deux ont connu un excellent trimestre. Il n’y avait rien de négatif à signaler. En fait, globalement, Meta a enregistré une croissance plus rapide que celle de Google.
La croissance de Meta était d’environ 29 %, contre 22 % pour Google. Le nombre quotidien d’utilisateurs actifs de Meta continue d’augmenter, tout va dans la bonne direction. À mon avis, la principale différence est que Meta utilise l’IA pour ses propres fins. En général, elle se sert de l’IA pour présenter la bonne publicité à la bonne personne, au bon moment. Pour Meta, tous les avantages de l’IA sont en quelque sorte intégrés à son activité principale. Et c’est vraiment difficile à démêler.
Google, de son côté, a une division axée sur les fournisseurs de services à très grande échelle qui vend de la puissance de calcul, un accès aux processeurs graphiques et tout le reste.
Il s’agit d’une gamme de produits distincte qui fait partie de GCP. Et c’est elle qui a engendré une hausse massive des revenus et des rendements. Ses perspectives sont aussi tout simplement exceptionnelles. Et elle est visible parce que c’est une activité distincte, alors qu’à Meta, tout est intégré. Qui plus est, Google a enregistré une expansion des marges. Or, les investisseurs qui s’intéressent au secteur de la technologie recherchent toujours cette combinaison de croissance des revenus et d’expansion des marges.
Voilà une activité en plein essor, dont le déploiement coûte très cher. Mais vous pouvez voir l’apport de ce poste en particulier dans l’état des résultats. Et vous pouvez voir les marges. Je pense que les marges brutes sont passées de 18 % il y a un an à 33 % cette année.
Vous voyez une trajectoire ascendante. Et c’est ce qui plaît aux investisseurs. Dans le cas de Meta, les marges se sont détériorées, simplement parce qu’elle a embauché tout un groupe de talents du domaine de l’IA, des talents très chers. Il y a aussi les effets de l’amortissement en cours. Enfin, l’activité n’est pas séparée comme dans le cas de Google. La croissance des revenus est bonne ; elle est même un peu plus rapide que celle de Google. Par contre, les marges se sont légèrement resserrées. Voilà les principales différences.
Il y a d’autres facteurs. Meta vient de perdre une affaire au Nouveau-Mexique. Cela a un peu pesé sur l’action. En ce qui concerne l’avenir, nous demeurons optimistes pour les deux titres. Nous surpondérons les deux titres. Le nouveau modèle de Meta nous paraît vraiment puissant.
Il fonctionne avec l’un des premiers modèles de Blackwell, les nouvelles puces de Nvidia. Certains ajustements sont nécessaires, mais jusqu’à présent, les premiers résultats indiquent qu’il va être très puissant.
Je ne pense pas qu’il sera aussi puissant que GPT, mais il n’en sera pas loin. Et n’oubliez pas que Meta a simplement besoin que le modèle réponde à ses propres besoins. Voilà donc les principales différences. Nous avons vu un écart de rendement. Nous pensons que ce nouveau modèle est solide et puissant ; de plus, Meta ajoute une fenêtre d’IA à toutes ses applications. N’oubliez pas que la société compte 3,56 milliards d’utilisateurs actifs par jour. Ces modèles vont s’améliorer rapidement.
Nous restons très optimistes à long terme en ce qui concerne Meta.
Jordan : Excellent. Merci. Rob, vous vous souvenez peut-être que nous avons parlé des actions des fabricants de mémoire le mois dernier ou il y a quelques mois. Elles ont connu un parcours incroyable. La demande de mémoire a grimpé tout là-haut. Et l’offre est ici. Vous ne le voyez pas à l’écran, mais ma main touche presque le sol. Ce delta a provoqué une importante variation des cours.
C’est un tout petit groupe de sociétés qui produisent de la mémoire. Elles ont suivi leur propre trajectoire depuis notre dernière conversation. Notamment, ces titres ont encore doublé au cours du dernier mois. Je crois que cela vaut la peine d’être réexaminé. Que pensez-vous de la situation ?
La réponse ou l’approche est-elle la même que la dernière fois que nous en avons parlé ou est-ce simplement le fait que ces actions ont doublé ? Encore une fois, faut-il changer quelque chose ?
Rob : Eh bien, avant d’aller plus loin, j’aimerais ajouter un point à la discussion sur Meta et Google et ça rejoint le thème de la mémoire. Meta a été critiquée pour avoir augmenté ses dépenses en immobilisations. Il en a été de même pour Google. Or, la hausse des dépenses en immobilisations s’explique en grande partie par l’augmentation du coût de la mémoire. Ce n’est pas forcément parce qu’on augmente la capacité des processeurs graphiques ou des processeurs tenseurs.
Elle est simplement due au coût plus élevé de la mémoire. En ce qui concerne Google, si vous regardez les tarifs actuels de la location pour la capacité des processeurs graphiques, en tant que mesure la demande, les tarifs augmentent de façon spectaculaire. Google a réussi à répercuter le coût de la mémoire. Et comme le dit Marcello, Meta n’a pas les mêmes capacités. Elle doit absorber ces coûts. J’aimerais ajouter autre chose. Quand on dit que les révisions des bénéfices sont attribuables à 30 ou 40 sociétés, Micron arrive en tête de liste.
Je ne connais pas le nombre exact de sociétés aujourd’hui, mais la contribution de ces 30 à 40 sociétés est largement liée à Micron, qui a connu une croissance fulgurante depuis le début de l’année, et ce, en grande partie en raison des facteurs dont nous avons parlé dans le passé. Nous sommes toujours dans une phase de grave pénurie qui ne se résorbera pas de sitôt.
Lorsque vous examinez les estimations pour cette année, vous regardez aussi celles de l’année prochaine. Et les pressions sont probablement orientées à la hausse. La croissance sera en partie freinée par les capacités limitées et ce qui pourra réellement être construit. Mais en fait, les prix devraient rester élevés. L’IA stimule la demande.
Les chiffres actuels et leur direction pour l’an prochain nous inspirent confiance. Notre plus grand problème en ce moment est d’essayer de déterminer les jalons d’un scénario haussier et d’un scénario baissier, parce que ce ne sont pas les chiffres que nous verrons en premier. Il y aura d’abord les premiers signes d’une résorption des pénuries. Ensuite, le marché tentera d’évaluer la demande réelle dans le nouveau contexte où l’offre ne sera plus le facteur qui détermine les prix, comme au cours des six à douze derniers mois.
Ce qui est difficile, c’est que les actions vont commencer à prendre en compte ce revirement, le prochain point d’inflexion, avant qu’on connaisse les chiffres. Nous estimons que ce point d’inflexion surviendra probablement au second semestre de 2027 au plus tôt. Même sous cet angle, il faut s’attendre à ce que 2028 et 2029 soient des années baissières.
Les fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle ne vont pas continuer à commander le plus de capacités de mémoire possible. En fait, même quand l’offre reviendra à l’équilibre, la croissance se poursuivra en 2028 et en 2029. Voilà qui me ramène au fait. Est-ce cyclique ? Est-ce structurel ? Ce que nous voyons en ce moment pour la mémoire.
Je suis d’avis que c’est plus structurel. Cela dit, la mémoire reste une marchandise, dans une certaine mesure. Il y a donc un aspect cyclique. En ce qui concerne notre stratégie à l’égard de la mémoire, Micron est le titre que nous privilégions depuis toujours dans ce groupe. C’est la seule société que nous détenons qui se concentre exclusivement sur la mémoire. Il y a d’autres titres qui nous intéressent, comme ceux liés au cuivre, mais en matière de mémoire pure, nous misons sur Micron, car la direction et le bilan nous inspirent confiance, et que nous pourrons commencer à racheter d’énormes quantités de liquidités.
Nous entrevoyons une certaine protection. Évidemment, on ne sait pas quand les opérations sur la mémoire commenceront à prendre en compte la prochaine étape et cela nous rend nerveux. Nous surveillons de très près des choses comme le prix au comptant ou les délais de traitement des commandes pour détecter le moment où ils culmineront. Pour l’instant, ce n’est pas un risque. Nous conserverons notre placement dans Micron.
Nous avons quand même l’œil sur la porte de sortie pour déterminer tactiquement quand il sera temps de réduire la pondération du titre et du groupe.
Jordan : Je suis curieux de savoir quelle pourrait être l’importance d’une réévaluation pour une société comme Micron, étant donné qu’elle se négocie à un ratio très bas actuellement.
Rob : Effectivement. De façon générale, ce n’est pas tant le ratio cours/bénéfice de Micron qui va nous intéresser. Il faudra voir à quoi ressemblent les bénéfices. Quels seront les bénéfices réels dans les années subséquentes ? En ce moment, le marché prévoit que le bénéfice par action sera d’environ 100 $ en 2027. À vrai dire, d’après l’exercice 2027, qui se termine en août, ce chiffre fait probablement l’objet de pressions à la hausse, mais la société dégage actuellement une marge brute de plus de 80 %. Dans ce type d’entreprise, la marge peut tomber en territoire négatif au creux d’un cycle. Le delta de la variable qui soutiendra ce résultat n’est donc pas le ratio cours/valeur comptable, ni aucun autre paramètre.
L’ampleur de la baisse des marges lorsque l’offre sera équilibrée sera déterminante. Le bénéfice par action passera-t-il ensuite de 100 $ à 20 $ ? Cela dépendra plutôt des bénéfices. Nous n’assisterons pas à un rajustement des valorisations. La marge et son déclin seront des facteurs plus importants, de même que leur incidence sur les bénéfices.
Marcello : Je vais accaparer la parole. Le réseautage optique est étroitement lié à l’enjeu de la mémoire.
On revient donc à peu près aux mêmes opérations ; les sociétés d’infrastructure, de connexions optiques et de réseaux optiques évoluent de concert avec un grand nombre de fabricants de mémoire. Nous misons donc sur de nombreux segments de l’optique. Nous détenons la société de réseau optique Ciena.
Nous détenons Coherent, par exemple, dans le secteur des composants, Fabrinet dans le secteur de la fabrication, et Celestica. Et Keysight, qui joue un rôle clé parce qu’elle fabrique les appareils d’essai et de mesure nécessaires à la mise en œuvre de tous les équipements. Une fois de plus, tout cela fait partie des infrastructures.
Nous sommes bien représentés dans ce secteur et nous détenons Corning, bien sûr, dans le secteur de la fibre de verre et tout le reste. Nous sommes donc bien présents. Désolé pour cette intervention.
Jordan : Nous ne vous en tiendrons pas rigueur. Bon. Pour le reste de cet épisode, nous pourrions peut-être dire quelques mots sur différents sujets chauds des dernières semaines. Bien. Nous pourrions peut-être commencer par les fournisseurs d’infonuagique spécialisée. On en entend de plus en plus parler.
Pourriez-vous nous en dire plus sur ces entreprises ? Où se situent-elles dans la chaîne de valeur ? Est-ce qu’il s’agit d’un thème de placement qui va durer ou non ?
Marcello : Je ne sais pas combien de temps le thème durera. Les fournisseurs d’infonuagique spécialisée jouent un rôle important parce qu’ils comblent un vide en ce moment. En fait, bon nombre d’entre eux réutilisent les capacités de minage de Bitcoin dans une certaine mesure. Pas tous, évidemment. Ce sont des usines spécialisées dans les processeurs graphiques ou les jetons.
C’est ce qu’elles font. En gros, elles produisent uniquement des processeurs graphiques, principalement pour l’entraînement de l’IA et l’inférence, tandis que les fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle offrent une vaste gamme de services. Ils offrent à peu près tous les services possibles, des bases de données à l’hébergement de logiciels-services.
Les fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle font tout cela. En ce qui concerne la clientèle, les fournisseurs d’infonuagique spécialisée ont commencé par servir l’IA native. Cependant, comme la demande était vraiment forte, certains fournisseurs à très grande échelle ont recours aux fournisseurs d’infonuagique spécialisée ou se lancent dans ce domaine parce qu’elles ont elles-mêmes besoin de capacité.
Voilà ce qui s’est passé. Habituellement, les contrats des fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle sont plus à long terme et sont davantage destinés à des applications d’entreprises. Je ne veux pas dire qu’ils ne s’occupent pas des petits clients, car ce n’est pas le cas. Cela dit, les grandes entreprises sont plus représentées, il y a plus de contrats à long terme et les prix sont souvent établis dès le départ, et ce, pour toute la durée des contrats.
Les fournisseurs d’infonuagique spécialisée sont utilisés de façon plus ponctuelle ; la tarification est beaucoup plus souvent fixée à court terme ou au comptant. Les fournisseurs d’infonuagique spécialisée offrent de la puissance de calcul brute et des processeurs graphiques à la demande.
Les fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle ont des relations à plus long terme. Mais comme je l’ai dit, les deux segments se chevauchent maintenant. Les fournisseurs de services infonuagiques à très grande échelle ont des relations à long terme avec les utilisateurs finaux et les grandes entreprises continuent de représenter une part plus importante de leur clientèle. Néanmoins, les fournisseurs d’infonuagique spécialisée ont assurément un rôle à jouer.
Nous verrons comment leurs activités évolueront au fil du temps. Certains d’entre eux sont actuellement en bonne posture.
Jordan : Rob, on a perdu la connexion avec vous pendant quelques minutes. Avez-vous autre chose à ajouter à propos de l’infonuagique spécialisée ?
Rob : Oui, désolé. Je m’excuse si je répète quelque chose qui a déjà été dit.
Jordan : Nous vous entendons. On vous voit à l’horizontale maintenant, mais…
Marcello : Je crois que la ligne a gelé.
Jordanie : C’est gelé. Alors, il est parti. Il reviendra peut-être. On pourra revenir en arrière. Marcello. J’ai vu un article. OpenAI envisage de concevoir un téléphone. Qu’en pensez-vous ? Est-ce une menace pour Apple ?
Marcello : J’aurais aimé avoir 100 $ chaque fois que quelqu’un a pensé à fabriquer un téléphone.
Beaucoup d’entreprises, y compris Facebook, ont dit qu’elles allaient fabriquer un téléphone. Nous avons vu ce qui est arrivé à BlackBerry ici au Canada, alors que c’était un acteur mondial. Vous savez, ce marché s’est regroupé autour des écosystèmes iOS et Android.
J’imagine que si le projet va plus loin, il sera probablement basé sur Android. On verra bien. Je doute que la société lance un nouveau téléphone. Ça me semble improbable. Mais les choses peuvent toujours changer. Il y a assurément une discontinuité dans la base technologique avec l’IA et le reste, mais je ne prendrais pas de décision de placement en fonction de cela pour le moment.
Jordan : Rob, je pense que la connexion est rétablie. Nous allons essayer. Je vais me tourner vers vous pendant que vous êtes avec nous. Nous risquons de vous perdre une nouvelle fois. Ce n’est pas grave si ça arrive. On entend beaucoup parler du hantavirus ces temps-ci. Il fait les manchettes, bien sûr. Est-ce que les grandes entreprises du secteur des soins de santé en parlent aussi ?
Est-ce qu’on pourrait assister à une remontée des entreprises comme Moderna ?
Rob : Pour le moment, je ne m’emballerais pas au vu de la situation globale. Moderna s’est un peu appréciée en raison de son rôle dans le domaine des vaccins. Mais on est encore loin d’autres événements, comme la COVID. Je ne vais pas me ruer sur ces titres, étant donné les différences de transmissibilité.
Cela dit, le segment des vaccins fait l’objet d’un certain enthousiasme, Moderna en particulier, tandis que l’action de Pfizer-BioNTech n’a pas vraiment réagi. On note quand même un regain d’intérêt. Je ne pense pas qu’il y ait lieu de s’emballer. Supposons que le norovirus ait lui aussi pris de la vigueur récemment.
Il est évident que la situation est surveillée ; je me trompe peut-être, mais je ne crois pas que le problème s’aggravera ou que ce sera une occasion importante pour la mise au point d’un vaccin. Nous verrons bien.
Jordan : D’accord. Espérons que les cas restent isolés. Enfin, nous pourrions peut-être terminer avec le partenariat entre xAI et Anthropic. Pourriez-vous nous en dire plus ? Qu’en pensez-vous ? Quelles pourraient en être les répercussions sur le PAPE que SpaceX compte faire cette année ou au début de l’année prochaine ?
Marcello : Je ne sais pas si d’autres détails ont été communiqués depuis que je suis parti il y a quelques jours, mais cela laisse entendre que xAI n’a pas une grande confiance dans Grok, son propre modèle. Le modèle a toujours été à la traîne.
Une grande partie de son information ou de son entraînement se fonde sur le contenu de Twitter ou X. Je ne sais pas, mais il me semble qu’il y a là un signe qu’Elon Musk est peut-être en train de réorienter xIA, de l’offre de modèle fondateur à la prestation de services infonuagiques à très grande échelle. De plus, si je ne me trompe pas, la société vient d’annoncer qu’elle fournira de la capacité à Google.
Pour ce qui est du partenariat entre xAI et Anthropic, Grok est un concurrent de Claude, alors cette collaboration envoie un signal, d’après moi. Je me trompe peut-être. Il y en a beaucoup de...
Il dit avoir une grande confiance dans xAI, mais ses actes donnent à penser le contraire. Je suppose que nous devrons patienter. S’il s’agit d’un changement de stratégie, qu’est-ce que cela signifie pour le PAPE de SpaceX ? L’entreprise n’est pas tout à fait prête, si elle va changer de cap si peu de temps avant le PAPE.
Mais encore une fois, je dis cela d’après les renseignements limités dont je dispose.
Rob : J’ajouterais que de toute évidence, la société cherche à générer des revenus supplémentaires pour augmenter le revenu annualisé qu’elle présentera lors de sa tournée. C’est peut-être aussi une indication que le modèle Grok ne sera plus qu’un modèle interne.
Grok sera peut-être utilisé par les différentes sociétés de Musk, sans nécessairement être offert aux entreprises ou au grand public. Ensuite, la société pourra louer de l’espace et partager une partie des coûts liés à l’augmentation de la capacité des centres de données. Voilà. C’est encore flou, mais c’est assurément une nouvelle intéressante, même si nous n’avions pas vraiment envisagé cette possibilité avant les deux annonces.
Jordan Wong : C’était très instructif. Merci à vous deux. Alors, c’est tout ce que j’avais prévu d’aborder aujourd’hui. Sauf si vous pensez que j’ai oublié quelque chose ou que vous souhaitez discuter d’un autre point, nous pourrions peut-être conclure. Marcello, je suis sûr que vous avez mieux à faire pendant vos vacances.
Nous vous laissons donc retourner à vos activités. Merci à vous deux pour le temps que vous nous avez consacré, comme toujours, et à tous ceux qui nous ont regardés. Nous vous sommes très reconnaissants de votre soutien. Nous serons de retour le mois prochain. En attendant, si vous souhaitez en savoir plus sur des produits comme le Fonds sciences de la vie et technologie RBC ou le Fonds mondial de technologie RBC, nous vous invitons à visiter notre site Web www.rbcgam.com.
Eh bien, c’est tout pour aujourd’hui. Merci à tous. À bientôt.